Malgré la crise porcine, le groupe coopératif breton a enregistré des résultats positifs l'an passé et annonce 13 millions d'euros en 2015 chez Ronsard.
Avec un chiffre d'affaires de 2,2 milliards d'euros et un résultat d'exploitation de 18,7 millions d'euros (M€), les comptes du groupe coopératif breton Triskalia (4 800 salariés) ont plutôt été bons l'an passé dans un contexte difficile pour l'élevage, ont estimé ses dirigeants, le 26 juin, jour de son assemblée générale. La coopérative, née en 2010 de la fusion de Coopagri Bretagne, CAM 56 et Eolys (18 000 adhérents), récolte ainsi les fruits d'une stratégie fondée sur la polyvalence de ses activités réparties entre productions végétales et animales. « Triskalia est leader en Bretagne en nutrition animale, en agrofourniture, en collecte de céréales et en distribution », dit le groupe.
La performance de ces activités compense les difficultés rencontrées par Triskalia en porc (1,693 million de têtes commercialisées l'an passé avec 783 éleveurs) et en volaille. « Nous sommes dans une polyvalence raisonnée, c'est-à-dire que nous adaptons en permanence notre périmètre », affirme le directeur général Dominique Ciccone. Par le passé, les coopératives à son origine ont noué de solides partenariats avec des groupes industriels pour leur livrer de la matière première agricole : Laïta en lait, Bigard-Socopa en porc et en bœuf, LDC en volaille… De positions industrielles, Triskalia n'en conserve qu'en nutrition animale (1,9 Mt), légume surgelé (Gélagri, 112 500 t, 118 M€ de CA) et en volaille élaborée avec Ronsard (151 M€ de CA). Triskalia a investi 27 M€ en 2013 pour maintenir sa polyvalence. Il annonce la poursuite en 2014 et 2015 d'un « plan de retournement et d'excellence » de 13 M€ chez Ronsard.
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