Tout savoir sur les bâtiments porcins en un clic

- - 3 min
Le module pédagogique créé par l'Ifip et la chambre d'agriculture de Bretagne permet d'accéder à une multitude de ressources en ligne à partir d'une vue aérienne d'un élevage en 3D. Crédits : © Chambre d'agriculture de Bretagne

La chambre d’agriculture de Bretagne et l’Ifip ont créé un module pédagogique qui facilite l’acquisition des connaissances relatives aux systèmes de logement des porcs par les étudiants.

La Chambre d’agriculture de Bretagne et l’Ifip proposent aux établissements d’enseignements agricoles un module pédagogique disponible en ligne dans un objectif de formation sur la thématique des bâtiments d’élevages porcins.

Conçu sur la plateforme Genially, l’intégration de bulles interactives permet d’accéder de manière intuitive à une multitude de ressources en ligne (plans, photos, vidéos, fiches techniques…) facilitant l’apprentissage du bâtiment par les étudiants. Ce module interactif s’inscrit dans un contexte marqué par plusieurs constats : une offre de formation limitée sur la thématique des bâtiments d’élevage, une dispersion des références existantes, limitant leur mobilisation par les acteurs de l’enseignement, et des difficultés récurrentes de recrutement de conseillers spécialisés dans ce domaine.

Un travail collectif avec l’enseignement

Un travail a été engagé par le Réseau Mixte Technologique (RMT) BATICE (BATIment au Cœur des Enjeux), couvrant les quatre principales filières d’élevage du RMT (ruminants, porcs, volailles, équins). Son objectif est de construire des modules pédagogiques interactifs visant à décrire les bâtiments d’élevage pour chacune des filières. Un collectif de dix experts en bâtiments et de sept membres de l’enseignement secondaire et supérieur en agriculture a été constitué afin de travailler à la fois sur le fond et la forme de cet outil visant à faciliter l’acquisition, par les étudiants, des connaissances de base relatives au bâtiment d’élevage. Pour la conception du module en porc, les ressources mobilisées proviennent de la Chambre d’agriculture de Bretagne et de l’Ifip-Institut du porc. Le concept repose sur une vue aérienne d’une exploitation porcine type, au graphisme épuré en 3D. Des bulles interactives donnent accès à des contenus ciblés : fonctions des bâtiments, critères techniques, références économiques, environnementales et illustratives (photos, vidéos). Chaque bulle propose des liens vers des fiches techniques ou des innovations associées.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Des besoins confirmés

Une enquête auprès de 33 enseignants en zootechnie a permis d’identifier les moyens pédagogiques utilisés pour enseigner le bâtiment d’élevage et leurs attentes pour intégrer ce module dans leurs pratiques. Les résultats montrent que 97 % abordent déjà les bâtiments d’élevage en cours, principalement via des visites d’exploitations (44 %), des articles scientifiques ou de presse (33 %) et des travaux pratiques (17 %). L’usage des ressources internet reste marginal (2 %). Les enseignants plébiscitent les plateformes interactives (68 %), les capsules vidéo (64 %) et les articles scientifiques (64 %) comme supports pédagogiques. 97 % se déclarent prêts à tester ce module en classe et 64 % souhaitent participer à un groupe de travail sur la construction de séquences pédagogiques. Cette enquête valide l’intérêt de l’enseignement pour le développement d’outils numériques innovants, adaptés aux enjeux actuels de la formation sur les bâtiments d’élevage. Ce projet a été conduit avec la contribution financière du Compte d’Affectation Spéciale pour le Développement Agricole et Rural.

Frédéric Kergourlay, [email protected]

Côté web

Découvrez le module porc en cliquant ici

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires