S’installer en Gaec, un mariage qui se travaille

- - 3 min
L'installation en Gaec laitier ne s'improvise pas sur le plan humain. Crédits : © V. Motin

S’installer éleveur laitier en Gaec : une bonne formule, qui dilue les astreintes, partage les risques financiers, prévient l’isolement. Mais s’entendre n’est pas inné.

Pour réussir l’installation du nouvel associé en Gaec, les relations humaines se travaillent au même titre que les objectifs techniques et financiers. Chaque associé a sa personnalité, sa perception des choses, ses valeurs… Les questions relationnelles, si elles sont mises au centre du Gaec dans l’objectif de bien s’entendre, sécurisent la société.

Tester son entente avant de s’associer en Gaec

Pour commencer, les dispositifs type contrat de parrainage (hors cadre familial) ou droit à l’essai laissent le temps aux exploitants en place comme au porteur de projet d’apprendre à travailler ensemble. Le premier court sur trois à douze mois. Le second dure un an, renouvelable. Dans les deux cas, l’idée est que les parties testent en conditions réelles leur compatibilité professionnelle. Que le porteur de projet confronte ses envies et idées à son environnement de travail et relationnel. L’arrivée d’une nouvelle personne implique pour chacun d’accepter de sortir de sa routine, voire d’apprendre à bien communiquer. Des accompagnateurs et des médiateurs accrédités sont formés pour encadrer les associés à l’arrivée d’une nouvelle personne, pour prévenir les conflits et organiser le travail.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Travailler les attentes de chacun pour en faire des objectifs communs

Une fois la décision prise d’entrer en société, la démarche continue pour cadrer les attentes de chacun afin d’en faire des objectifs communs. Le futur associé devient chef d’exploitation. Il est donc important de lui laisser de la place, quel que soit son âge, pour décider, piloter. Accepter de ne plus travailler par habitude pour s’ouvrir aux nouvelles idées et avancer dans un groupe dynamique. Et c’est ce que met par écrit le règlement intérieur du Gaec : organisation des réunions, répartition des responsabilités, relations financières, aspects sociaux tels que les engagements extérieurs, les tours de garde, les congés, les formations, etc. Autant d’aspects indispensables à la réussite économique d’une exploitation laitière.

Repères

L’engouement pour les Gaec laitiers

61 % des installations en bovins lait ont été réalisées dans le cadre d’un Gaec en 2022. Ce chiffre grimpe à 67 % pour les moins de 40 ans. Pour l’ensemble des exploitations agricoles, seules 21 % des installations se font sur un Gaec (25 % pour les moins de 40 ans).

Source : MSA
<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires