Sécheresse et élevage : « Il faut que les agriculteurs s’assurent ! » lance Annie Genevard sur le Space 2026

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Annie Genevard accompagnée du président de la région Bretagne Loïg Chesnais-Girard sur le stand Interbev lors du Space 2026 Crédits : © Interbev

Venue au Space 2026 sans annonce supplémentaire par rapport au plan Casi, la ministre de l’Agriculture a déclaré aux organisations professionneles agricoles que les éleveurs devaient s’engager plus fortement dans l’assurance prairies. 

« Il faut impérativement que les agriculteurs s’assurent. Songez que l’état français et l’Europe financent à 70% les contrats d’assurance ! C’est un outil qui permet de dérisquer l’activité agricole. Aujourd’hui si les éleveurs avaient été plus assurés, c’est plusieurs milliards d’euros d’indemnisation auxquels ils auraient eu droit », a lâché Annie Genevard ce 15 septembre à l’occasion d’un micro tendu lors de l’inauguration du Space 2026. Et d’inciter les représentants agricoles à promouvoir l’assurance récoltes auprès des agriculteurs.

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« Ce serait abusif de dire que l’indice prairies ne fonctionne pas », selon la ministre

Interrogée sur l’assurance prairie et le satellite Airbus, sujets à de nombreuses critiques, la ministre de l’Agriculture a estimé qu’il serait « abusif de dire que l’indice ne fonctionne pas ». « D’ailleurs, nous n’avons eu que 10 réclamations en 2025 », a-t-elle argumenté devant la presse, admettant pour autant qu’il fallait « fiabiliser l’indice prairie ». « S’il y’a des améliorations à apporter il faut les apporter et nous leur avons demandé », a-t-elle ajouté sans plus de précisions. Et ce alors qu’une réunion était organisée le 14 septembre au ministère de l’Agriculture avec les assureurs sur le suivi des acomptes et l’indice prairies. 

La ministre a par ailleurs indiqué que dans le cadre de la future PAC la question de rendre l’assurance récolte obligatoire était sur la table des discussions avec le commissaire Christophe Hansen.

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Pays de la Loire, Bretagne et Normandie : la FNSEA dénonce une « déconnexion » de l’indice par rapport à la réalité du terrain

« Dans nos trois régions (Bretagne, Pays de La Loire et Normandie), il y a une totale déconnexion entre ce que dit Airbus et la réalité du terrain où les hangars à fourrage sont à moitié vide », déclarait pour sa part Anthony Ménard, président de la FRSEA des Pays de la Loire, lors d’un point presse organisé quelques heures plus tôt avec les Jeunes agriculteurs dans les allées du Space.

« J’ai entendu la ministre de l’Agriculture dire : « dans l’élevage il y a que 8% d’assurés et ce n’est pas normal. La profession agricole doit se mobiliser pour dire aux éleveurs de s’assurer ». Moi je considère qu’un éleveur est un professionnel et sait ce qu’il a à faire. Et si beaucoup de gens aujourd’hui ne s’assurent pas c’est qu’il y a un doute qui subsiste sur les dispositifs proposés », a renchéri Arnaud Rousseau, président de la FNSEA. 

Selon le représentant syndical un test grandeur nature est en cours : « si l’ISN (indemnité de solidarité nationale) est fonctionnelle cette année alors on sera les premiers à en faire la promotion ». « Mais le fait que ce soit indiciel et qu’on n’ait pas de vision globale avant fin octobre n’aide pas à la compréhension. On a besoin de regarder la robustesse de l’outil », a-t-il ajouté.

Lire aussi :  Jean-Michel Geeraert, Pacifica : « Tous les hectares de prairies, assurés ou non, peuvent bénéficier d’une indemnité en cas de pertes de rendement de plus de 30 % »

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