L’annonce, vendredi 28 septembre, de la cession par l’Etat d’une partie de ses parts dans le capital social de la Semmaris à la foncière Altarea (
Les Marchés d’hier) a provoqué une série de réactions négatives. Sans surprise, Christian Hervy, représentant (PCF) du conseil général du Val-de-Marne à la Semmaris s’est inquiété d'un éventuel
« scénario à plus ou moins long terme d'une privatisation »du marché, ne voyant ici que
« l’occasion d’une plus-value ». Insatisfaction plus inattendue du côté d’Unigros, le syndicat des grossistes de Rungis qui s’est dit
« fort mécontent de l'opération annoncée, car il n'a jamais été tenu compte des propositions qu'ils (les grossistes) ont exprimées auprès des instances concernées ». De plus, ils considèrent
« qu'en qualité d'actionnaires minoritaires, leurs droits ont été ignorés », notamment la possibilité de suivre l'augmentation du capital de la Semmaris.
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Le Pdg de la Semmaris, Marc Spielrein a tenu à apporter des explications lors d’un point presse organisé hier à Paris. Le choix d’Altarea s’est fait dans la complémentarité des compétences, entre un gestionnaire et exploitant de marchés de gros et un développeur immobilier, a-t-il indiqué. Et cela dans un objectif d’internationalisation de l’activité.
« Il est nécessaire de développer notre clientèle internationale, notamment par des relais à établir dans des pays cibles comme la Grande-Bretagne ou la Chine » a-t-il expliqué. Mais, l’arrivée d’Altarea concernera aussi l’extension prévue du marché dans la zone voisine du Senia. Le projet porte sur une vingtaine d’hectares devant être achetés à des propriétaires privés. En ce qui concerne le processus de cession, Marc Spielrein a rappelé que celui-ci relevait du titre 2 de la loi de 1986, et qu’il n’y avait pas de consultation prévue dans ce cadre, répondant ainsi aux grossistes du marché, dont il
« comprend la frustration »par ailleurs. Il a rappelé aussi que ces derniers avaient approuvé le décret du 1
er août 2006 autorisant la vente, sous réserve que les pouvoirs publics gardent la majorité et que le nouvel actionnaire ne soit pas un spéculateur.