Rentrée agricole studieuse pour le Président Alain Rousset

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Après le Préfet de Région Étienne Guyot en Charente, c’était au tour d’Alain Rousset, président de la Région Nouvelle-Aquitaine de faire sa rentrée agricole sur invitation de la FNSEA Nouvelle-Aquitaine cette fois-ci en Lot-et-Garonne. L’occasion d’inaugurer les nouveaux locaux de la FDSEA 47 près de son magasin de producteurs Cœur de Village.



Redevenir la première région agricole de France, voilà l’objectif fixé à Alain Rousset par les représentants de la FNSEA Nouvelle-Aquitaine réunis à Boé le jeudi 5 septembre dernier dans les locaux de la FDSEA du Lot-et-Garonne. Au lendemain d’une crise agricole sans précédent et en pleine crise politique, la rentrée syndicale du premier syndicat agricole régional a été l’occasion de tirer un premier bilan de l’année en cours. Pour Denis Mousseau, président de la FNSEA NA, la bataille n’est pas terminée : « L’été 2024 restera gravé dans nos mémoires. Aux difficultés structurelles sont venues s’ajouter des difficultés conjoncturelles majeures avec des pertes de revenus de l’ordre de 40 % pour les agriculteurs de la région. Alors si aujourd’hui nous avons des ministres démissionnaires, l’agriculteur lui ne l’est pas et nous continuerons à nous battre pour que nos revendications soient entendues ». Le sillon tracé, les représentants régionaux ont pu rappeler au président de la Région les demandes portées devant la Mission d’Information et d’Évaluation (MIE) présidée par Pascal Coste dont les conclusions sont attendues le 23 septembre prochain.


L’eau au centre des débats


Sans eau, pas de souveraineté alimentaire, voilà un des messages portés par la FNSEA NA en ce jour de rentrée. Bien loin d’une solution unique et miraculeuse, il est aujourd’hui nécessaire d’adapter la politique hydraulique à chaque territoire régional. De l’aménagement des berges pour l’abreuvement des animaux dans les zones d’élevage à la création de ressources collectives permettant la réalimentation des cours d’eau en période de sécheresse pour les zones céréalières en passant par une meilleure gestion des zones humides pour les zones de marais notamment, les solutions proposées par la FNSEA NA nécessitent toutes un appui de la Région, collectivité compétente en la matière. À la vue du bilan tiré par Alain Rousset, 400 systèmes d’abreuvement subventionnés par la région et 170 projets de création de lacs individuels soutenus, les représentants agricoles vont même plus loin « au vu des différents services rendus aux écosystèmes, les investissements hydrauliques devraient relever du budget alloué à l’environnement et non à l’agriculture ».

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Simplification et lisibilité


La simplification des procédures administratives pour l’accès aux aides régionales a également été abordée. Au-delà de l’administratif pur et simple, l’obligation des certifications Bio ou HVE ne paraît pas pertinente pour les représentants syndicaux. Claudine Facci, productrice de fraises en Lot-et-Garonne, a donc interpellé le Président Rousset : « nous sommes en biocontrôle, certifiés AREA mais pas HVE. Nous ne rentrons dans aucune case et pourtant notre système est aussi vertueux qu’une exploitation HVE. Il est nécessaire de revoir les critères d’attribution afin que le plus grand monde en bénéficie. » Une remarque restée sans réponse du président de la Région…
 

De nombreux autres dossiers ont été abordés, notamment les retards de paiement des dossiers installations DNJA, la volonté de contrôle de l’application d’Egalim au sein même des restaurants dont la Région est gérante ou encore les nombreuses problématiques liées à l’emploi agricole et au logement des saisonniers dans des secteurs à forte tension ont été soulevées au fil du débat. Sans répondre à l’ensemble des demandes Alain Rousset a tenu à rappeler l’importance de la formation des agriculteurs pour répondre aux enjeux « la région investit énormément dans la formation en modernisant les lycées mais aussi les exploitations agricoles. Il est pour moi nécessaire d’élever le niveau de la formation afin que les jeunes et moins jeunes qui s’installent soient à même de développer et maintenir les exploitations typiques du Sud-Ouest. » Et ce dernier de conclure « l’innovation et l’adaptation sont des clés de réussite ».
 

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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