Prix 2022 records mais moins d’artificialisation

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Les marchés fonciers agricoles ont atteint des sommets en 2022 et l’artificialisation des terres est tombée au plus bas « depuis une trentaine d’années », a annoncé le 25 mai la FNSafer. Crédits : © Nicole Ouvrard/Illustration

Des records sont enregistrés pour les terres et les prés, avec 480 400 ha de surfaces échangées (+2,7 %) pour une valeur de 7,14 milliards d’euros (+4,9 %). À 6 130 €/ha (+3,2 %), le prix des biens libres non bâtis est au plus haut depuis 1997. La FNSafer pointe toutefois quelques nuances, selon la nature et l’emplacement des terres. Il apparaît de plus en plus de difficile de trouver un acheteur pour certaines exploitations laitières, ou pour des terres sans irrigation. Dans le tiers nord de l’Hexagone, « le différentiel de prix se creuse entre les terres irriguées et non-irriguées », a souligné le président Emmanuel Hyest.
Autre fait mis en avant, une hausse des transactions pour les biens loués quand les biens libres bâtis marquent le pas. « Cela montre l’importance de développer le portage de foncier pour renouveler les générations », selon lui. La proportion d’agriculteurs qui achètent ces terres et prés (51 % en 2022) a « vocation à diminuer » avec l’essor des sociétés, qui peuvent faire entrer des associés non-exploitants au capital et ont acquis l’an passé 24 % des surfaces cédées. Sur le marché des vignes, les surfaces échangées représentent 18 400 ha (+5,4 %), du jamais vu en trente ans. Le prix grimpe à 151 200 €/ha en AOP (+2,3 %), sauf en Corse (-7,7 %) et Bordeaux-Aquitaine (-3 %), où l’appellation Bordeaux recule pour la quatrième année.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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