Malgré les nombreux retards de paiement, seuls quelques dossiers sont encore aujourd’hui en attente et la quasi-totalité des aides ont été versées (hors mesures agro-environnementales et bio). En abordant l’ensemble des aides versées à ce jour, celles-ci révèlent une augmentation entre 2014 et 2015 de 15 %. Pour donner les grandes lignes, les aides liées aux droits à paiement de base (DPB) ont représenté environ 40 % du montant total, et constituent l’augmentation la plus importante, de l’ordre de 35 %. Pour l’indemnité compensatoire des handicaps naturels (ICHN) qui concerne elle aussi environ 40 % des aides, son montant est resté identique à 2014 (prime herbagère comprise). En dépit des annonces de revalorisation de l’ICHN, cette non-évolution est due à un coefficient réducteur de 92 % du montant théorique qui disparaîtra a priori pour 2016. Enfin, environ 20 % des aides versées correspondent aux aides couplées animales, présentant une évolution de 7 %. Afin d’y voir un peu plus clair sur les exploitations, les surfaces retenues éligibles présentent une baisse en moyenne de 17 hectares à cause de la proratisation. Toutefois, cela se compense par l’effet de convergence tendant à ramener les valeurs des DPB vers une moyenne nationale, permettant une amorce de rééquilibrage des aides en faveur de l’élevage de montagne, même si l’écart avec d’autres régions reste encore non négligeable. Toujours à l’échelle départementale, on assiste à une revalorisation des aides découplées qui a compensé cette diminution des surfaces. La répartition nationale de l’ICHN a permis de conserver globalement un même montant pour chaque exploitation, les aides animales révèlent de légères variations.
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