La production nationale d'herbe dans les prairies permanentes atteint 81 % de la production annuelle attendue, soit 7 points de moins que la moyenne de référence normale : après un début de campagne favorable, la situation se dégrade depuis début juin, selon une note Agreste publiée le 29 septembre sur la pousse de l'herbe. La pousse cumulée des prairies permanentes reste toutefois plus favorable qu’en 2022 marquée par une sécheresse historique.

 

La pousse de l'herbe fortement déficitaire dans le quart Nord-Est du Massif Central

Le manque de pluie et les récentes fortes chaleurs aggravent la situation dans le quart Nord-Est du Massif Central où le déficit de pousse de l'herbe est désormais important, atteignant localement jusqu’à 50 % par rapport à la référence 1989-2018. Au Sud du Massif Central, les pluies du début d’été ont été profitables aux prairies dont la pousse cumulée de l'herbe est normale, voire excédentaire. Dans le tiers Nord-Ouest de la France, la situation est favorable, notamment en Normandie où la pousse est excédentaire.

 

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La pousse d'herbe excédentaire en Normandie

Au 20 septembre, la production d’herbe est fortement déficitaire dans près de 20 % des surfaces de prairies permanentes, dont la moitié se situe dans les régions fourragères (RF) de Bourgogne et un tiers dans celles d’Auvergne-Rhône-Alpes.

En prenant en compte les prairies où la pousse est faiblement déficitaire, ce sont 40 % des surfaces de prairie pour lesquelles la production est inférieure d’au moins 10 % à la production de référence. A l’inverse, 15 % des surfaces de prairies ont une pousse excédentaire, dont la moitié se situe en Normandie.

 

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