« Nous avons expédié sur la première moitié de 2016/2017 3,3 % de blé tendre de plus que sur la même période l’an dernier, indique Didier Domens, chargé de Développement au Grand Port maritime de Bordeaux (cf. tableau). Nous avons bénéficié d’une bonne activité cet été car la production dans le Sud-Ouest a été épargnée tant au niveau des rendements que de la qualité des grains. » Mais d’ajouter : « Cette croissance de trafic en blé tendre est anecdotique. Nos exportations de maïs accusent de fait une baisse de 24,8 % sur juillet-décembre 2016, et la situation pourrait empirer sur la seconde partie de la campagne, aux dires des silos de grains bordelais. Notre bilan de campagne en céréales ne sera pas bon, c’est une certitude. La question qui se pose est : à quel niveau se situera-t-il ? »
Des sorties de maïs en retrait de 25 %
Le port de Bordeaux est victime d’un bilan maïs 2016 négatif sur son hinterland. « Le rendement au niveau régional est en retrait de près de 10 % par rapport à 2015, et la collecte de 18 % », explique Didier Domens.
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Le chargé de Développement est, en revanche, satisfait du « grossissement du gabarit des navires » qui viennent charger du maïs à Bordeaux Port Atlantique. « Alors qu’en 2015, on comptait un bateau de plus de 10 000 t, en 2016, quatre dépassaient les 13 000 t. » Si le port a la capacité de « traiter des navires jusqu’à 40 000 t en jonglant avec les paramètres nautiques, l’idée est de rendre plus simple l’accès à ce type de cale et garantir un tirant d’eau à l’année, d’environ 10,50 m par coefficient de marée de 50 ».
Une seconde partie de campagne qui s’annonce pire.