Porcs : La tendance est loin de s’améliorer en Europe, faute d’évolution majeure des fondamentaux du marché. D’un côté, la demande n’est pas au rendez-vous : la consommation communautaire est correcte à décevante, tandis que l’export est atone entre une Pologne absente aux achats, un embargo russe qui se prolonge et des débouchés pays tiers très concurrentiels. En parallèle, l’offre est abondante dans le nord de l’UE. En Allemagne, l’activité d’abattage bat des records historiques, indique-t-on au Marché du porc breton. Sans surprise, la concurrence accrue sur le marché de la viande se traduit par une course aux bas prix qui continue de se répercuter en amont des filières. Les principales références européennes poursuivent leur repli : -4 centimes en Allemagne et en Belgique, - 5,5 centimes en Espagne, -5,3 centimes au Danemark et -3,2 centimes en Italie.
Porcelets : La chute des cours des porcs charcutiers dégrade la santé économique des engraisseurs et affecte leur moral. Certains supportent un manque à gagner important, —autour de 20 euros par porc en Allemagne, selon les estimations du Marché du porc breton—, faute de pouvoir valoriser des porcelets achetés à des prix élevés. En outre, les opérateurs manquent de lisibilité quant à la tenue de leurs prix de vente à moyen terme. Ainsi maintiennent-ils leur pression sur les prix des porcelets, avec succès, dans un contexte d’offre pourtant peu évolutive.
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