Pôle légumes région Nord : Un outil technique au service des producteurs

- - 3 min
Président du pôle depuis 2001, Christian Durlin (aux côtés de Raphaël Bertrand de FranceAgriMer) devrait passer le relais à Anne Coupet lors d'un prochain CA. Crédits : © T. Becqueriaux

« Le Pôle légumes région Nord ne fera pas tout, tout seul », a rappelé Christian Durlin qui présidait pour la dernière fois l’assemblée générale du centre technique basé à Lorgies (Pas-de-Calais) le 26 mai dernier. « Notre première préoccupation, c’est d’apporter aux producteurs le meilleur accompagnement et les meilleures références techniques », a-t-il rappelé à un moment où se mettent en place en France quatre comités régionaux interprofessionnels. Christian Durlin ne pouvait que déplorer la baisse importante de subventions décidées par FranceAgriMer en 2018. Elle a impacté le compte de résultat en négatif de 16 368 €. « Ceci nous incite encore plus à multiplier les partenariats pour diversifier nos sources de financements », a-t-il analysé. Côté expérimentations, le Pôle travaille de plus en plus sur les produits de biocontrôle et développe les expérimentations bio ainsi que les techniques alternatives. « Ils sont présents dans la quasi-totalité des essais de protection des cultures », a précisé Dominique Werbrouck, directeur du Pôle. En 2019, débutera d’ailleurs une expérimentation « système » en maraîchage bio.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Trois volets d’expérimentation

Au Pôle, on peut distinguer trois types d’expérimentation : sur le matériel végétal et la biodiversité, sur la protection des cultures et sur la conduite culturale. Le PLRN a mené notamment deux essais bio sur les courges et testé l’impact de la densité de semis sur le rendement, le calibre et la fructification en potimarron et butternut. Il a aussi mené des travaux en partenariat avec le centre de ressources génétique de Villeneuve d’Ascq. Sur le plan « protection des cultures », le pôle a multiplié les essais désherbage (oignons, aulx, poireaux, panais) pour tenter de pallier la disparition actuelle de nombreuses molécules. En outre, il a développé des essais de lutte contre les insectes et la protection fongique. Enfin, le PLRN s’est intéressé à la fertilisation en agriculture biologique (comparaison d’engrais organiques, intérêt des engrais verts sous couvert de choux-fleurs pour la fertilisation précoce de la culture suivante…). Le pôle s’est également intéressé à l’amélioration de la qualité des choux pommés (réduction du tip-burn, évaluation de la durée de conservation optimale en frigo…). Enfin, il a achevé la première phase du programme Ecophyto I (2012-2018) et entamé la deuxième avec le programme Minipest qui vise « l’utilisation en dernier recours des phytos et un objectif de réduction de 70 % » (voir aussi page 33). « Ecophyto a montré des résultats assez surprenants mais encourageants même s’il y a eu des effets perturbateurs », a conclu D. Werbrouck.

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires