Marc Fesneau a déploré un manque de « coordination » entre l'Anses, l'Inrae et les instituts techniques dans le cadre de l'évaluation des produits phytosanitaires. « On ne peut pas avoir d'un côté l'Anses qui décide et l'Inrae qui recherche, sans coordination, il faut que tout le monde s'aligne », a déclaré le ministre, pointant également des décalages entre les échelons national et européen. Il a plus particulièrement évoqué le cas de l’herbicide S-métolachlore, dont l'Anses a récemment annoncé qu'elle mettra fin à la plupart des usages, alors que l'Efsa doit finaliser prochainement la réévaluation de la molécule : « L'Anses a été saisie en 2021, l'Efsa doit aboutir en avril-mai, il n'y a absolument aucune coordination ».
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Le ministre a déclaré avoir réuni récemment l'Anses, l'Inrae et les instituts techniques au sujet des produits disponibles en cerise, face à l'interdiction du phosmet : « Il y a une solution alternative appelée « insectes stériles », dont le dossier a été déposé il y a déjà trois ans », regrette Marc Fesneau. Le ministre a notamment fait part de son inquiétude pour le prosulfocarbe, un herbicide, utilisé en grandes cultures. La veille, la FNSEA avait plaidé pour que le gouvernement revienne sur la décision de Stéphane Le Foll en 2015, de transférer la compétence d'évaluation des mises sur le marché de pesticides à l'Anses.