Si les conditions météorologiques se maintiennent, tous les signaux sont au vert en Europe. C’est ce qu’ont mis en lumière les prévisions annoncées lors de la rencontre professionnelle Pêche-Nectarine qui s’est tenue le 18 mai dernier à Montpellier. Avec quelque 3 065 835 t de pêches et nectarines, la production européenne enregistre une progression de 11 % par rapport à la récolte 2016 et de 6 % par rapport à la moyenne 2011-2015.
La récolte européenne de pavies, espèce majoritairement destinée à l’industrie, s’établirait à 827 183 t, en progression de 31 % par rapport à 2016 et de 17 % par rapport aux cinq dernières années. « Nous sommes sur une récolte abondante mais pas exceptionnelle qui reste inférieure à celles du début des années 2 000 », résume Eric Hostalnou, chef de service arboricole de la chambre d’agriculture des Pyrénées-Orientales.
L’Espagne fait le plein ; l’Italie est en retrait
Grâce à un potentiel de récolte proche de l’optimal, l’Espagne se hisse sur la plus haute marche du podium européen. Avec ses 1,51 Mt attendues en 2017 dont 305 011 t de pavies et 314 247 t de pêches plates, elle devance pour la première fois l’Italie qui, pour sa part, établit ses prévisions à 1,34 Mt dont 78 129 t de pavies.
Malgré une progression dans les différentes espèces, la production italienne 2017 est en retrait de 11 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Ce recul est lié à une régression de son verger, notamment dans le nord du pays.
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En revanche, satisfaction du côté de la Grèce qui affiche une production en progression de 49 % par rapport à 2016. Après plusieurs campagnes désastreuses, le verger grec va enfin exprimer son potentiel optimal estimé à quelque 390 000 t de pêches et nectarines et 439 000 t de pavies.
Seule la France affiche une certaine stabilité autour de 210 000 t. Un niveau néanmoins en retrait de 15 % par rapport à la moyenne 2011-2015 qu’explique la baisse structurelle des surfaces de son verger.
Après plusieurs campagnes désastreuses, la production grecque est en hausse de 49 % par rapport à 2016.