PDT : primeurs ou pas, même combat !

- - 2 min

Le ralliement de la filière pommes de terre primeurs à l’Interprofession pomme de terre, le CNIPT (voir notre édition de vendredi dernier) est le fruit d’une réflexion déjà ancienne et de négociations plus concrètes depuis le début de cette année. Cette démarche correspond à l’évolution du marché de la primeur et du produit même. Pommes de terre primeurs et de conservation se confondent de plus en plus par leur aspect aux yeux des consommateurs. Les premières ont perdu leur caractère peleux (sauf pour les toutes premières livraisons des îles de Ré et de Noirmoutier notamment, qui préservent cette identité pour les vrais amateurs), le remplaçant par une peau très fine ne nécessitant pas l’épluchage. Les secondes ont affiné leur peau et, dans les rayons, il est souvent difficile de les distinguer au premier coup d’œil. De plus, l’offre s’est désaisonnalisée avec l’arrivée des primeurs en provenance du Maroc, d’Israël, du Sud de l’UE, qui sont sur le marché français bien avant la fin de la campagne de vieilles pommes de terre. Les marchés s’interfèrent, le consommateur peu averti ne s’y retrouve pas, la consommation baisse en même temps que la production nationale. Les surfaces consacrées à cette culture ont régulièrement régressé depuis 1999 (en moyenne -15 % par an, avec une relative stabilisation l’an dernier). Sans une relance, On finira par aboutir à rendre cette production confidentielle, si l’on ne met pas en place une relance.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

interprofession
Suivi
Suivre

Le CNIPT dispose de l’expérience et des structures. Quant au financement, il viendra d’une cotisation spécifique et un soutien public.

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires