Pâturage du colza : « Peu ou pas d’incidence sur la production de siliques »

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Aurore Baillet, ingénieur de développement à Terres Inovia"On a noté une baisse de 30 % du nombre de larves d’altises sur les colzas pâturés." Crédits : © Terres Inovia

« En 2020-2021, nous avons suivi les pratiques d’agriculteurs pour mesurer les effets du pâturage de colzas à l’automne dans le cadre d’une coopération entre éleveurs et céréaliers du projet Arpeege. Nous avons observé d’abord que ce pâturage pendant deux mois en fin d’automne réduisait la biomasse du colza de 50 % globalement, avec une variabilité élevée au sein du champ. L’état des colzas après le passage des animaux peut faire peur. Mais bien gérée, la végétation redémarre bien au printemps avec une reprise un peu plus tardive de l’ordre d’une semaine qui s’est vue à la floraison. On a noté une baisse de 30 % du nombre de larves d’altises sur les colzas pâturés mais l’incidence des moutons diffère selon la date de pâturage.

Au final, il n’y a pas ou peu d’incidence sur la production de biomasse et le nombre de siliques. Des zones surpâturées peuvent montrer cependant des colzas avec l’apex consommé donnant des pieds buissonnants moins productifs. Le peuplement peut être détruit dans les zones de couchages sur quelques dizaines de mètres carrés. Ces zones improductives ont tendance à se resalir au printemps. Il est important de mettre les agneaux à engraisser sur des cultures bien développées et bien enracinées, et ce pas avant début novembre. Il est indispensable aussi de gérer le pâturage au fil en fonction de l’état de la culture. Cet automne, des essais sont reconduits sur des colzas moins développés. »

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