Viande rouge et charcuterie sont à nouveau dans le viseur d’une enquête scientifique visant à déterminer le rôle de l’alimentation, de la nutrition et de l’activité physique dans la prévention des cancers des intestins, du sein et du pancréas. Il s’agit d’un rapport de 21 experts se basant sur des études menées dans de nombreux pays. 10 recommandations pour la prévention du cancer en ont été dégagées et ont été présentées par la fondation internationale pour la recherche contre le cancer (WCRF) à Londres la semaine dernière. Parmi les recommandations liées à la nutrition figurent la nécessité de
« limiter à la consommation de viande rouge à 500 grammes par semaine » (avec un objectif de 300 g par semaine, soit un volume inférieur à ce qui est aujourd’hui consommé en France !) et
« d’éviter au maximum la charcuterie » (sic) ou encore de
« consommer en moyenne au moins 600 g par jour de légumes non féculents et de fruits ». La médiatisation de cette étude a fait bondir l’interprofession australienne de la viande (MLA), qui juge que la Fondation WCRF tient une position exagérée basée sur
« des découvertes scientifiques minces et incohérentes ». Il reste que l’accumulation des recommandations restrictives commence à sérieusement inquiéter les professionnels français. Moins ceux de la viande fraîche (la consommation de viande rouge est relativement faible en France et sur le déclin, tandis que la courbe des cancers suit une tendance inverse) que ceux de la charcuterie. L’étude sera présentée vendredi à l’institut français de la nutrition (IFN).
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