Melons : en Tarn-et-Garonne, la filière régule les importations

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« Notre objectif est de préserver la production de melon du Tarn-et-Garonne, qui est un vrai patrimoine pour notre département et qui concerne un grand nombre d'agriculteurs, explique Patrick Lombrail, président de la section légumes-melons de la FDSEA du Tarn-et-Garonne. Nous avons donc contacté tous les expéditeurs du département, qui assurent 50 % des ventes de nos produits, pour leur demander d'arrêter d'importer des melons d'Espagne ou du Maroc, lorsque nous sommes en pleine période de production, notamment car cela entraîne une chute des cours. Ceux qui s'approvisionnent uniquement auprès de producteurs locaux n'ont pas eu de mal à signer la charte proposée, mais ceux qui possèdent des exploitations à l'étranger ont été plus difficiles à convaincre. » Ce sont ainsi 11 des plus importants metteurs en marché du Tarn-et-Garonne Boyer, Capel 4 Saisons, Desprim, Jardins de Lafrançaise, Kothe et Fils, Lemouzy, Les Rives, Planavergne, Rouquette et Fils, SAS La Pinède, SCEA de Benac. qui ont signé, le 13 juin à la préfecture de Montauban, la charte melon, co-signée par la chambre d'agriculture, la FDSEA du Tarn-et-Garonne et le syndicat du melon du Quercy. Le texte indique que les expéditeurs s'engagent « à ne pas importer de melon durant la période du 20 juin au 1er octobre de chaque année, pour éviter tout télescopage avec la production départementale ». Dans le but de « rechercher un juste équilibre entre l'offre départementale et la demande française toujours croissante », les producteurs se sont aussi engagé, de leur côté, « à ne pas entraver les importations de melons lorsqu'elles sont nécessaires ».

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