Martial Chesnot est venu de sa Normandie natale pour prendre le poste au 1er avril, une fois sa candidature acceptée. Un changement de paysage qui ne fait pas peur à celui qui est issu « de plusieurs générations d'agriculteurs ». Bien dans ses bottes, il prévient tous ceux qui lui posent la question : « je ne suis pas là pour fermer l'abattoir, mais pour accompagner son développement ». « Je crois fermement à cette entreprise », soutient-il. Un défi que le nouveau directeur, choisi parmi cinq candidats venus de toute la France, est bien décidé à relever, lui à qui les challenges ne font pas peur, et qui a déjà quelques pistes de croissance en tête. « Pour le moment, je préfère les garder pour moi tant que rien n'est concret », dit-il. Son CV illustre bien son goût pour les paris risqués : « J'ai été PDG d'une entreprise de travaux agricoles pendant 12 ans, déroule-t-il. Quand je suis arrivé, cette petite entreprise familiale de 10 employés travaillait avec du matériel obsolète ». Après 12 ans à sa tête, Martial Chesnot se dit fier du travail accompli, et de son bilan, laissant une entreprise, « avec du matériel neuf et un carnet de commandes plein ».
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