Marché des céréales et du sucre du 28 octobre au 4 novembre 2026 – Les primes toujours en hausse en réaction à la baisse des cours du blé tendre sur Euronext
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Les prix du blé tendre ont perdu du terrain entre le 28 octobre et le 4 novembre 2026 sur Euronext, avec un recul de 3 €/t sur le contrat décembre 2026, à 224 €/t et de 3 €/t aussi sur celui de mars 2027, à 222,75 €/t. Même dynamique sur le marché physique : - 2 €/t, à 224 €/t pour la période octobre décembre. Sur le CBOT, le contrat décembre 2026 a cédé 0,50 ct$/boisseau, à 598,50 cts$/boisseau, toujours sous les 600 cts$/boisseau.
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Au niveau international, il se confirme que les récoltes sont abondantes et que les volumes disponibles pour le commerce international demeurent importants, même avec une zone mer Noire toujours au ralenti pour sortir ses récoltes. L’espoir autour d’un règlement, au moins partiel, concernant le conflit russo-ukrainien est bloqué pour le moment. Les opérateurs attendent d’y voir un peu plus clair sur ce sujet avant de se positionner. Le rapport Wasde de mardi donnera des indications nouvelles sur le commerce international.
Sur les marchés physiques français, l’activité en portuaire demeure encore assez importante, mais plus faible que la semaine passée, avec notamment une demande marquée pour les blés à haute teneur en protéine (12,5 %) pour servir des marchés autres que ceux traditionnellement clients de la France. Les silos portuaires sont encore bien pleins, notamment à La Pallice. Les primes ont progressé cette semaine, dans la continuité de la semaine passée, les contrats blé sur le marché à terme Euronext continuant de perdre du terrain. Sur le marché intérieur, la demande a faibli cette semaine : les fabricants d’aliments pour animaux achètent des petits volumes et la meunerie aussi mais sur des échéances plus lointaines (juin et après). Les correspondants indiquent cependant que les acteurs sont dans une logique de zéro risque absolu, ne réalisant des opérations que lorsque vraiment nécessaire.
Les prix de base du fret fluvial en France n’ont pas évolué entre le 28 octobre et le 4 novembre 2026.
Les niveaux de la Moselle et du Rhin sont repartis à la baisse cette semaine, ce qui rend la navigation encore plus difficile. Les affaires n’ont de fait pas véritablement repris.
Sur le bassin de la Seine, l’activité à destination des terminaux céréaliers du port de Rouen (Sénalia, Socomac et BZ), chaotique et sans visibilité sur le moyen et long terme, se poursuit au gré des chargements des navires qui accostent et de l’acceptation des silos portuaires à réceptionner de la marchandise. Les volumes dégagés sur les installations rouennaises sont cependant corrects, malgré la complexité de l’organisation des transports. Dans cinq semaines, les coopératives vont fermer pour les fêtes de fin d’année. D’ici là, la situation ne devrait guère évoluer.
Les périodes de chômage programmées sur la Petite-Seine, de Mouy-sur-Seine à Nogent-sur-Seine, et sur l’Yonne devraient se terminer le 8 novembre 2026, ce qui impacte notamment la logistique fluviale de deux silos céréaliers appartenant l’un à Vivescia et l’autre à Soufflet by InVivo.
L’actualité sur l’intracommunautaire est pratiquement à l’arrêt, ce qui commence à être inquiétant à cette période de l’année.
La situation n’évolue guère sur le Danube avec un niveau d’eau en amont et sur la partie centrale, qui est en « dessous de la normale », voire « très bas ». Sur l’aval du fleuve, le niveau demeure « trop bas pour naviguer », entravant toujours le fret de marchandises.
Pour la semaine allant du 28 octobre au 4 novembre 2026, les cours du maïs ont reculé de 11,75 €/t, à 247,75 €/t sur l’échéance la plus dynamique de mars 2027 sur Euronext. Ils ont cédé 11,50 €/t, à 250,50 €/t en rendu Bordeaux.
À l’international, les prix ont très fortement reculé sur le CBOT sur l’échéance de décembre 2026 mais de seulement 6,75 cts$/boisseau, à 458,25 cts$/boisseau sur celle de mars 2027.
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Sur le marché physique français, peu d’activités sur les marchés sont signalées, les couvertures semblant faites sur le rapproché. Le différentiel de prix important avec l’échéance de mars 2027 bloque le marché. Un premier navire de maïs import est arrivé le 28 octobre au port de Montoir pour environ 30 000 tonnes en provenance de Roumanie, essentiellement avec différentes origines à bord. Un ou deux autres navires devraient arriver sur Montoir d’ici le 31 décembre.
Les prix de l’orge fourragère ont reculé de 1 €/t, à 206,50 €/t, sur Rouen pour la semaine du 28 octobre au 4 novembre 2026.
L’activité est calme en orge malgré une demande soutenue en portuaire, avec des primes qui commencent à remonter face à la baisse des prix du blé sur Euronext. Les acheteurs sont déjà couverts.
L’Australie s’apprête à enregistrer une deuxième récolte record consécutive d’orge en 2026-2027, selon un rapport du FAS-USDA. La production d’orge devrait s’élever à 17,7 Mt, soit une hausse d’environ 700 000 t (4,4 %) par rapport à l’année précédente et environ 40 % de plus que la moyenne sur dix ans. Les exportations d’orge devraient atteindre 13 Mt, ce qui constituerait une deuxième année record consécutive, bien au-dessus de la moyenne sur dix ans de 7,3 Mt. Lorsque la Chine – principal moteur de la forte demande d’exportation d’orge australienne – a supprimé le droit de douane de 80 % sur l’orge australienne en août 2023, les importations ont grimpé en flèche. Ainsi, quelque 75 % et 80 % des exportations totales d’orge australienne vont en Chine, avec des volumes en hausse.
Les prix de l’orge de brasserie sur le marché physique français ont reculé de 1 à 7 €/t en Faro (variété d’hiver) mais ont progressé de 1 €/t à 2 €/t en Planet (variété de printemps), entre le 28 octobre et le 4 novembre 2026. Après quelques affaires traitées en début de semaine, l’activité s’est calmée. On rapporte des problèmes d’exécution liés notamment à la logistique.
Pas de grande activité cette semaine et cela fait un moment que cela dure. Quelques petites affaires se traitent en semoulerie. Les opérateurs ont en tête la date de fin de dépôt en cette fin de mois d’octobre et donc on devrait voir des volumes sortir en novembre.
Le marché des céréales secondaires n’est quasiment pas coté en cette semaine du 28 octobre au 4 novembre 2026.
Seul le rendu Pontivy-Guingamp est de nouveau coté en avoine et triticale.
Le prix du sucre brut coté à New York a reculé, de 0,04 ct$/livre pour la semaine allant du 26 octobre au 2 novembre 2026, passant de 19,10 cts$/livre à 19,06 cts$/livre. Celui du sucre raffiné coté à Londres a fait de même : - 6 $/t, à 509,40 $/t. La faiblesse du pétrole brut affaiblit les prix de l’éthanol et pourrait pousser les sucreries mondiales à détourner davantage le broyage de la canne vers la production de sucre plutôt que vers l’éthanol, augmentant ainsi les stocks de sucre. Les prix du sucre sont également alourdis par les inquiétudes concernant les ventes des exportateurs brésiliens lorsque le réal brésilien a chuté, après la victoire surprise du président Luiz Inácio Lula da Silva à l’élection présidentielle brésilienne. La baisse du réal brésilien encourage les exportateurs à vendre plus de sucre, car ils peuvent obtenir un prix en dollars plus élevé pour leurs ventes.
La rédaction
Thierry Michel
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