« Je veux démocratiser le pop-corn. » Frédéric Tayac n’a pas froid aux yeux. Le jeune dirigeant de Maïs Délice part à l’assaut du marché français avec des produits originaux. C’est un voyage aux États-Unis qui l’a convaincu : « j’y ai découvert que contrairement à la France, où il n’est proposé quasiment qu’au cinéma en sucré ou salé, le pop-corn peut être consommé de multiples façons, à l’apéritif ou en snacking, avec des recettes innovantes ». L’entrepreneur a donc investi sur ses propres deniers à Mazamet, dans une zone d’activité en reconversion, pour lancer sa production au mois de janvier dernier.
Son leitmotiv ? « N’utiliser que des produits naturels » pour se positionner sur du haut de gamme. Le maïs est ainsi acheté dans le Sud-Ouest, le parmesan importé d’Italie, les enrobages préparés en interne, etc. Deux gammes de pop-corn sont ainsi proposées : en sucré – en caramel beurre salé, chocolat-noisette ou café Moka – et en salé – au parmesan-basilic ou oignon-crème. « Nous réfléchissons à de nouvelles saveurs, mais il est très difficile d’en trouver qui se conservent bien », avance Frédéric Tayac. Le patron tarnais a « importé des États-Unis un outil de production onéreux, mais qui permet d’éclater les grains de maïs à l’air chaud, sans les frire à l’huile ». Résultat : « mes pop-corn sont beaucoup moins caloriques que des chips », sourit-il.
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Des produits pour l’instant distribués en ligne et dans une quarantaine de points de vente, essentiellement des épiceries fines du Sud-Ouest et en Île-de-France. « Je vise une couverture nationale d’ici à l’été prochain », confie Frédéric Tayac, qui « réfléchit également à une distribution en GMS » et « souhaite avant tout prendre le temps » pour développer ses pop-corn.