Hubert Béraud-Sudreau, vigneron bordelais, a testé pour nous le gant « bionique » de Gobio lors de la taille. Voici ses impressions.
Le gant bionique est-il l’avenir du tailleur ? Pour en avoir le cœur net, nous avons demandé à l’entreprise Gobio de nous prêter l’un de ses Ironhand. Le viticulteur bordelais Hubert Béraud-Sudreau, a réalisé une prise en main lors de la taille de sa vigne.
Le gant coupe bien les petits bois mais difficilement les gros
La première étape consiste à revêtir l’ensemble ; une opération que le responsable activité de l’entreprise, Benoît Sagot-Duvauroux évalue à une minute lorsque l’utilisateur est habitué. Puis il faut apprendre le mouvement au gant. La première fois, il ne l’effectue pas mais le mémorise. La seconde fois, il le réalise. Il est alors prêt à travailler. La puissance du gant se règle sur la télécommande. Cette dernière dispose également d’un indicateur de charge de la batterie.
La prise en main est très simple. Il suffit de tailler normalement. La main indique le mouvement, le gant apporte de la puissance, que l’utilisateur sent bien. Cela facilite la coupe des petits sarments. La sécurité est bonne. Aucun câble ne se balade, et le viticulteur n’a pas de risque de se couper l’autre main.
Un outil qui peut réaliser d’autres tâches que la taille
Au final, Hubert Béraud-Sudreau juge que l’Ironhand est un outil « intéressant, qui soulage lors de la taille. Il apporte une certaine assistance mais il ne remplace pas un sécateur électrique ». Selon lui, ce produit correspond davantage à un usage répétitif mais nécessitant peu d’effort. Benoît Sagot-Duvauroux confirme que d’autres utilisations sont possibles, comme le serrage des fils pour mettre l’agrafe au relevage. Il ajoute que Gobio va sélectionner des sécateurs manuels adaptés à l’utilisation de l’Ironhand.
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