Alors que la Grande-Bretagne a fixé au 30 octobre la date butoir pour l’octroi de ses licences de pêche dans ses eaux, le Comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM) a dénoncé ce matin sur France Inter des licences attribuées « au compte-goutte », et la menace que fait peser la mise en œuvre de l’accord du Brexit par la Grande-Bretagne sur certains armements français et d’autres pays européens. En effet, ces licences reposent sur des historiques de pêche que les marins n’ont pas forcément.
Le CNPMEM maintient sa menace de "mouvements d’humeur" si la France et l’Union européenne ne parviennent pas à faire assouplir les règles britanniques. La ministre de la Mer, Annick Girardin, a informé qu’elle préparait avec ses collègues des autres ministères des mesures de réplique que la France pourra mettre en œuvre dès le 1er novembre, le cas échéant. D’autres pays européens soutiennent l’initiative française.
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Le 15 octobre 2021, le président du CNPMEM, Gérard Romiti, et les présidents des comités régionaux des pêches des Hauts-de-France, de Normandie et de Bretagne avaient été reçus par le vice-président de la Commission européenne, Maros Sefcovic, et le commissaire européen chargé de la pêche, Virginijus Sinkevicius, en présence de la ministre de la Mer.