Convoqué une première fois le 7 février, mais n’ayant pu comme chaque année délibérer faute de quorum, le Conseil départemental de l’éducation nationale (CDEN) s’est retrouvé jeudi 15 février en deuxième convocation pour arrêter la carte scolaire 2007. A la prochaine rentrée, dans le premier degré, l’Inspection académique devra rendre deux postes et a confimé sa décision de fermer les écoles de Brezons et du Falgoux. “Grâce à la démarche initiée par l’association des maires du Cantal, reprise et accompagnée par l’Inspection académique et la préfecture, la carte scolaire est définie aujourd’hui en concertation avec les différents usagers”, assure Maryse Savouret, directrice départementale des services de l’Education nationale. Cela traduit selon elle “la volonté de chacun d’anticiper pour mieux maîtriser l’évolution du service d’éducation sur tout le département”. Des maires plus ou moins d’accord
Concertation qui a visiblement prévalu dans la décision de fermeture de
l’école du Falgoux. “Nous avons eu une première réunion avec
l’Inspection académique qui nous a présenté le dossier, explique Joëlle
Borderie, maire du Falgoux. Même si nous avons espéré longtemps la
venue de nouveaux arrivants, il a fallu se rendre à l’évidence. Nous
avons neuf élèves cette année, ils ne seront plus que quatre l’an
prochain. Dans ces conditions, il était difficile de maintenir l’école.
Une deuxième réunion a alors été organisée avec les parents d’élèves
pour leur expliquer la situation”. Ensemble, ils ont convenu que leurs
enfants devaient rejoindre une autre école. “Nous sommes en train
d’étudier le problème du transport scolaire avec des parents qui
souhaitent avant tout scolariser leurs enfants au plus près et surtout
au plus facile d’accès. Nous avons sollicité le maire du Vigean et
sommes en attente d’une réponse. Tout comme nous attendons une réponse
du Conseil général pour l’organisation du transport scolaire”, précise
Joëlle Borderie. Du côté de Brezons, en revanche, les choses ne se
seraient pas passées de la même manière. “Un jour, l’Inspection
académique est passée à l’école. Quatre enfants étaient présents ce
jour-là, les autres étant malades, raconte Jean Begon, maire de
Brezons. Et puis il y a eu cette réunion à la Communauté de communes où
on nous annonce que l’on va fermer notre école alors qu’il n’y a eu
aucune concertation avant, mais juste une visite”. Deux postes en moins dans les écoles
Le maire comprend d’autant moins cette mesure que la création de la
maison d’accueil du Bourguet, il y a deux ans, “avait permis de
maintenir l’école”, rappelle-t-il en soulignant l’investissement de la
commune dans ce projet. “Cette maison accueille chaque année une
douzaine d’enfants de 5 à 12 ans et fait travailler une quinzaine de
personnes. Je ne pensais vraiment pas me retrouver dans ce genre de
situation”. Mais les enfants de la maison d’accueil se partagent entre
l’école de Brezons et le Regroupement pédagogique intercommunal (RPI)
Narnhac/Saint-Martin-sous-Vigouroux. Pour Jean Begon, pas question de
fermeture : “Depuis l’annonce, nous n’avons eu aucune réunion avec
l’Inspection académique mais, par contre, des démarches ont été
entreprises auprès de familles susceptibles de venir sur la commune.
Et, d’ici l’été, trois sont intéressées si bien que neuf enfants
pourraient venir grossir les rangs de l’école”, assure-t-il, en se
demandant comment Brezons pourra rester en capacité d’accueillir de
nouvelles populations s’il n’y a plus d’école. Ce sera sans doute le
point chaud d’une rentrée qui, pour le reste, devra tenir compte de
deux retraits de postes. “A la rentrée, pas de mauvaise surprise, il y
aura bien un maître devant chaque classe”, assure l’inspectrice
d’académie. C’est la brigade itinérante langues vivantes qui sera
touchée par ces deux suppressions “mais cela ne pénalisera pas
l’enseignement des langues vivantes sur le département. Il y aura
toujours 100 % de couverture pour le cycle 3”.
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