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L'entreprise Arnaud veut réamorcer la pompe

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L'ambition de H. Arnaud : pérenniser la collecte et mieux rémunérer les éleveurs. Crédits : © Henri Arnaud

Basée à Mazamet dans le Tarn, l'entreprise Henri Arnaud collecte chaque année près 7 millions de kg de laine de mouton issue de différentes régions françaises et commercialise 65% de la production nationale.

Basée à Mazamet dans le Tarn, l'entreprise Henri Arnaud collecte chaque année près 7 millions de kg de laine de mouton issue de différentes régions françaises et commercialise 65% de la production nationale. 

Après triage et mise en balles de 400 kg, la laine est envoyée à des sous-traitants pour sa transformation et au final une utilisation très diversifiée selon ses qualités. Une fois lavée et hygiénisée, « la laine peut être transformée en textile technique, en paillage horticole, en engrais, en isolant thermique ou bien en vêtement (uniquement pour le Mérinos d'Arles) » indique Henri Arnaud. Quant à nos moutons Noirs du Velay et BMC, ils donnent une laine intermédiaire de 27 microns, à mi-chemin entre la Mérinos (22 microns) et les moutons du Pays basque (38 microns). 

La laine BMC est dirigée vers la literie et la Noire du velay est transformée en fil qui donnera tapis, plaids et moquette. Contacté par la section ovine de la FDSEA, Henri Arnaud a proposé un prix pour la laine de Haute-Loire « dans le but de réamorcer la pompe » et tout en restant conscient que les éleveurs « méritent plus ».

Son ambition est d'ailleurs non seulement de renouveler cette collecte l'an prochain mais également de rémunérer davantage les éleveurs. «Notre métier consiste à trouver le meilleur débouché pour chaque laine» ajoute-t-il.

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Il donne quelques explications à connaître sur le marché de la laine : 

Depuis la crise du Covid, les stocks de laine mondiaux sont importants ; l'offre de laine est supérieure à la demande. Or, depuis 1 an, les stocks de laine ont commencé à diminuer en raison de la baisse du cheptel ovin mondial, ce qui permet de rémunérer un peu mieux la matière première. Nous sommes sur une bonne courbe, ce qui nous permettra de revaloriser les prix l'an prochain.

Pour obtenir un prix intéressant, le chef de l'entreprise conseille aux éleveurs de « prendre soin de leur laine lors de la tonte (veillez à la propreté du chantier), emballez-la dans des « culs-ronds » en évitant les big-bag d'engrais ! La laine doit être idéalement stockée, dans un lieu sec et à l'abri ».

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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