Réunissant un large panel d’intervenants, la Commission Locale de l’Eau, composée de 69 membres, était au rendez-vous à Guéret pour un premier travail sur la problématique de la gestion de la rivière Creuse et de ses affluents. « Nous avons pour défi d’apporter grâce à ce SAGE une réponse à la gestion quantitative mais aussi qualitative pour les prochaines années » assure Magali Debatte, préfète de la Creuse. Rappelant l’importance de cette ressource, Madame la préfète a insisté sur l’idée que ce SAGE est un préambule à une charte de vivre ensemble. Afin de préparer l’avenir tout en gardant les qualités du milieu aquatique, cette charte aura pour usage de fixer des règles en termes d’utilisation mais aussi de partage de cette « précieuse ressource ». Au cœur d’une problématique grandissante depuis plusieurs décennies, l’eau n’est plus à négliger et ce malgré un contexte hydrologique revenu à la normale sur notre territoire. Les apparences d’un hiver pluvieux mais doux donnent une lecture de pluviométrie contrastée avec l’est du département marqué par -20 % à -40 %. Pour gérer au mieux les potentielles crises à venir, le SAGE est un outil de planification et d’organisation qui mobilisent tout un panel de connaissances permettant également de prendre en compte les enjeux liés aux conditions climatiques. Le bassin versant de la Creuse représente à lui seul une superficie de 9 544 km² et est l’un des plus grands territoires de SAGE de France. Il couvre 3 régions, 8 départements, 8 132 km de cours d’eau et alimente pas moins de 250 000 habitants. L’élaboration de ce SAGE va s’inscrire dans la durée avec plusieurs étapes comme celle de la réalisation d’un état initial basé sur la récolte de d’analyses de données, celle du diagnostic permettant de définir les grands enjeux territoriaux, la définition de scénarios et projections pour l’avenir en fonction des tendances et des usages ainsi que les impacts, puis la stratégie du SAGE pour pallier par la gestion durable la ressource en eau. « Ce SAGE est nécessaire, nous avons tous cru que l’eau était une ressource inépuisable, il y a 40 ans on drainait des zones humides. Les sécheresses dramatiques et les restrictions nécessaires en eau pour la préserve nous rappelle qu’il y a urgence à prendre des mesures » rappelle Magali Debatte. Une gestion qui fait aussi appel à la vigilance citoyenne. Céline Alanord
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