Les vers de terre ont un impact « significatif » sur la production agricole, selon une étude de chercheurs basés aux États-Unis publiée le 26 septembre dans le journal Nature Communications. Ils contribuent à environ 6,5% de la production mondiale de céréales (maïs, riz, blé, orge) et 2,3% de la production de légumineuses, soit plus de 140 millions de tonnes par an. La contribution des vers de terre est particulièrement notable dans les pays du Sud, où ils contribuent à 10 % de la production totale de céréales en Afrique subsaharienne et à 8 % en Amérique latine et dans les Caraïbes.
Des impacts significatifs des vers de terre en Europe aussi
Cet impact plus important des vers de terre sur les rendements dans les pays du Sud semble être associé à des sols ayant généralement un pH plus faible et une teneur en argile plus élevée, ainsi qu’à des apports d’engrais plus faibles, des facteurs qui améliorent le bénéfice relatif des vers de terre pour la croissance des plantes.
Les impacts estimés des vers de terre en Europe et en Asie de l’Est et du Sud-Est sont également relativement élevés, 7,4% de la production céréalière étant attribuable à l’activité des invertébrés, soit plus de 40 millions de tonnes de production céréalière dans chacune de ces régions.
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Comment le rôle des vers de terre a-t-il été calculé?
Le rôle des vers de terre est défini par les chercheurs comme le pourcentage du rendement agricole étant rendu possible grâce à eux. Pour quantifier la contribution de ces invertébrés à la production agricole, ils ont analysé des cartes récentes sur la présence des vers de terre, des données sur les productions agricoles et des études précédentes sur la productivité des sols en fonction de la présence des vers de terre. Les scientifiques avertissent que leurs résultats, s'ils sont « encourageants » sont aussi teintés d'« incertitudes » méthodologiques.
Selon eux, les vers de terre peuvent contribuer à l’amélioration de la productivité agricole en prenant mieux soin de la vie dans les sols car les invertébrés sont notamment menacés par l’agriculture intensive, le recours aux intrants et les labours réguliers. En conclusion, les auteurs suggèrent d'encourager des pratiques d'agroécologie qui préservent la vie des sols et notamment les vers de terre. Ils proposent de réduire l'usage des pesticides chimiques, ainsi que l'intensité et la fréquence des labours. Et ils soulignent que l'épandage de fumier et de compost peut aider à nourrir les vers de terre.