Le premier ensemble immobilier équipé aux énergies renouvelables

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L’habitat est de plus en plus perçu comme un levier au développement des territoires, renforçant l’économie et confortant les services publics. Crédits : © L'Union du Cantal

La modération des loyers ne suffit plus à assurer la sérénité financière des familles aux revenus modestes, notamment depuis la flambée des sources d’énergie. L’offre s’adapte. La collaboration entre la commune d’Arpajon, l’office public HLM, le cabinet d’architecture Marrot et les partenaires financiers en est un brillant exemple. Pour les 48 nouveaux logements programmés (qui seront situés à la sortie d’Arpajon, route de Labrousse), diverses options écologiques et économiques ont été retenues. L'installation d’une chaufferie à énergie-bois de 800 kW (alimentée par des déchets de deux scieries voisines) assurera en outre le chauffage de deux autres logements réhabilités à proximité et des 68 déjà existants de “La cité du Pont”. Soit 118 logements chauffés à l’énergie renouvelable, garantissant une baisse de la facture énergétique de 25 à 35 %.
Jusqu’à 45 % d’économie
Parallèlement des panneaux solaires installés sur les deux nouveaux bâtiments assureront le chauffage de l’eau sanitaire, promettant jusqu’à 45 % d’économie. Enfin, l’eau de pluie récupérée et filtrée sert à alimenter les chasses d’eau des toilettes (45 euros d’économie annuelle par logement)... Naturellement, ces équipements innovants ont un surcoût. Sur le programme d’Arpajon-sur-Cère, il pèse 733 000 euros sur un investissement total de 5,16 millions d’euros (dont 85 000 euros pour la seule chaudière automatique à bois). Aux charges allégées induites, s’ajouteront des loyers modérés à partir de 224 euros.
Logement social :des chiffres encourageants
Lors de la pose de la première pierre des deux immeubles HLM, le préfet Jean-François Delage a annoncé des chiffres qu’il juge très encourageants : 136 logements programmés en 2005 ; plus de 230 en 2006. Il ajoute trois autres motifs de satisfaction. D’abord les premiers coups de pioche sont donnés le plus souvent moins d’un an après la programmation. Ensuite, le phénomène du logement social intéresse de plus en plus des communes très rurales, permettant en outre de répondre à une demande locative qui reste forte, y compris dans des toutes petites collectivités. C’est par exemple le cas cette année de Leynhac qui construit quatre pavillons, de Cayrols qui réhabilite un logement à l’école, de Rageade qui construit deux pavillons ou d’Antignac qui a commandé un pavillon. Enfin, les 7 opérations d’amélioration de l’habitat programmées dans le Cantal (OPAH) sont toutes un succès. A cet égard, le préfet a publiquement affirmé que “Albert Dupuy, proche collaborateur du ministre Jean-Louis Borloo, a promis une rallonge financière pour le Cantal”.

Les programmations 2006

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Voici, par commune, la synthèse de l’ensemble des programmations 2006 qui s’ajoute à celle engagée en 2005 :
Allanche : construction de 2 pavillons ; Antignac : 1 pavillon (au bourg) ; Arpajon : construction de 24 logements (première tranche avant une deuxième aussi importante en 2007) ; Aurillac : construction de 8 pavillons (Limagne), 21 logements “maison-relais”, 15 pavillons (Condorcet) ; Cayrols : 1 logement réhabilité (à l’école) : Chalinargues : 2 constructions et 2 réhabilitations ; Champagnac : construction de 2 pavillons ; Jussac : construction de 18 pavillons et réhabilitation de 2 logements au presbytère ; Lascelles : réhabilitation de 1 logement ; Leynhac : construction de 4 pavillons ; Marmanhac : construction de 3 pavillons (au bourg) ; Murat : 3 pavillons (au bourg) ; Rageade : construction de 2 pavillons ; Raulhac : réhabilitation de 2 logements (à l’école) ; Saint-Flour : construction de 28 pavillons (Champ de Barral) ; Ydes : construction de 4 pavillons ; Ytrac : construction de 8 nouveaux pavillons à Espinat) ; Vitrac : construction de 4 pavillons (au bourg). A cela s’ajoutent des constructions et extensions de maisons de retraite également aidées dans le cadre du même programme à Aurillac (17 places à Limagne) et à La Roquebrou (45 places au bourg), ainsi qu’une résidence “étudiants” à Saint-Flour (15 logements aux Agials). Soit au total 109 logements à loyers très modérés pour personnes en grande difficulté et 121 à loyers modérés pour les familles aux revenus modestes ou pour des chambres médicalisées pour personnes âgées dépendantes.

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