Interrogé sur Canal+ le 11 janvier en début de matinée, le ministre de l’agriculture Bruno Le Maire avait indiqué que si la suspension des exportations russes de céréales devait se poursuivre encore longtemps, « il faudrait limiter nos exportations » afin que les stocks français, suffisants aujourd’hui, le demeurent. Deux heures plus tard et conscient de la bombe médiatique qui venait de s’amorcer, il se ravisait à l’issue de la conférence de presse de lancement du prochain Salon international de l’agriculture (19-27 février 2011) : « Il n’est pas question de limiter les exportations françaises de blé aujourd’hui ».
Et Bruno Le Maire a immédiatement embrayé sur les positions que défendra la France devant le G20 afin de lutter contre la volatilité accrue des marchés agricoles. Paris, qui préside pendant un an le cercle des 20 premières puissances économiques mondiales, réclame d’abord « une transparence et des informations sur les stocks » des pays producteurs ainsi qu’« une coordination entre ces différents Etats ». « En effet, il n’est pas possible que la Russie décide de suspendre ses exportations de blé sans en être informé », a souligné le ministre français de l’agriculture.
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