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Le football doit-il aussi avoir un devoir de mémoire ?

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Florent Vigo, ancien joueur de Bastia et membre de l’Associu SB 92, donne rendez-vous le 22 juin au Sivadou, à Espinat. Crédits : © Associu SB92

Dans le monde du football, le 5 mai 1992 a marqué à jamais toute une génération. Le collectif des victimes de Furiani sera présent dans le Cantal le 22 juin.

Le 22 juin, une journée de gala sera organisée par Florent Vigo sur la pelouse du Sivadou à Espinat (Ytrac). Membre de l’association 92, il a invité ses anciens camarades de jeu corses, et d’autres coéquipiers, à une journée conviviale dans le Cantal. Conviviale certes, mais aussi journée du souvenir afin de rappeler à tous ce qu’il s’est passé le 5 mai 1992 à Bastia, jour de demi-finale de coupe de France de football contre l’Olympique de Marseille. 


Associu SB 92


Quand il en parle, les larmes lui montent spontanément. Florent Vigo, ancien entraîneur à l’AFC, de Vallée de l’Authre ou encore d’Espinat, était stagiaire pro au Sporting Bastia en 1992. Le 5 mai de la même année, il a donc vécu de plein fouet le drame de Furiani. “Cinq minutes avant que la tribune ne s’effondre, j’étais dessous, j’étais en train de rigoler avec un pompier. Cinq minutes après, il était mort !” Une anecdote glaçante, traumatisante, qu’il a encore du mal à évoquer.
L’Associu Sporting Bastia 92, composée d’anciens joueurs de Bastia, est étroitement liée au collectif des victimes du 5-mai-1992. “Je suis 16e homme pour ce match. Mais à l’époque, il n’y a que 13 noms sur la feuille de match. J’apprends la veille que je ne jouerai pas. Le lendemain, j’ai entraînement avec l’équipe réserve et, sur les coups de midi, ce mardi-là, on finit de mettre les strapontins sur cette tribune de 10 000 places. Nous on rigolait car c’était posé sur des parpaings, des morceaux de bois.”
La suite est  dramatique, faisant au final 18 victimes et 2 537 blessés et qui a très certainement coûté la vie au président de l’époque, Jean-François Filippi, quelques jours avant le procès de cette catastrophe. Depuis ce drame, c’est un long combat qui s’est aussi engagé auprès des 
instances du football pour respecter la mémoire des disparus et qu’aucun match professionnel ne soit plus jamais joué un 5 mai. Après 30 ans d’attente, c’est devenu officiel depuis 2022.

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Plus de match professionnel le 5 mai


La même année, afin de commémorer le 30e anniversaire du drame, un match a été organisé entre les anciens Bastiais et les anciens Marseillais. Et lorsque tous se retrouvent, tout remonte et se crée l’association avec le renfort de journalistes corses de l’époque. Il se décide aussi de faire des opérations durant l’année “pour collecter des fonds et aider les gens comme on l’a fait lors du tremblement de terre au Maroc, faire du foot en marchant, aider les gens à partir en vacances... et en même temps, faire connaître ce qu’il s’est passé aux plus jeunes”. Florent Vigo étant dans le bureau de l’association, on lui a demandé s’il était possible de faire un match en Auvergne. 
Avec “grand plaisir”, il sollicite le club d’Espinat “où je suis toujours licencié, et ils m’ont dit ok”. Depuis le mois d’octobre, il s’affaire à organiser cette journée du 22 juin. “Les membres de l’association arriveront la veille. Ils viennent bénévolement, insiste le technicien. On s’est juste proposé de les loger. Le 21, on ira sans doute faire un tour à la fête de la musique.” Le lendemain, “on partira en promenade avec MyCantal avec un repas dans un buron. Retour vers 14 h 30 avec un tournoi vétérans à quatre équipes, puis une prise de parole de l’association et du collectif car ils seront représentés. Un petit film sera projeté”.
Il sera alors temps de voir les anciens rechausser les crampons. Une rencontre “en toute amitié” assure Florent Vigo, avant un repas dansant le soir “où les gens peuvent venir aussi”. L’entrée au match est gratuite. Plusieurs anciens joueurs ont déjà donné leur accord comme Pierre Maroselli (Bastia, Rennes, Ajaccio...), Didier Gilles (Bastia, Saint-Étienne, Marseille...), François Mosali (Bastia), Laurent Castro (Bastia, Montpellier, Red Star...), Frédéric Mendy (Bastia, Martigues, Montpellier...), Thierry Taberner (Bastia, Toulon, Auxerre...), Gilles Salou (Bastia, Toulon, Nancy...), Hamid  Bourabaa (Bastia, Lens, Dunkerque...)...

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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