Le DPA, un réel progrès pour l'épandage du fumier

- - 2 min
Un matériel d’épandage doit être capable « d’approcher la dose moyenne préconisée à tout moment du chantier d’épandage, explique l’Institut de l’élevage. Cet objectif est difficilement accessible. » Crédits : © CA Bretagne

Pour le fumier, l’enjeu est  d’apporter la bonne dose sur toute la surface. L’épandeur à hérissons verticaux est devenu la norme. Il a permis de gérer la régularité sur la largeur de travail. Mais, la maîtrise du débit sur la longueur de la caisse est encore largement perfectible. L’arrivée du DPA (Débit proportionnel à l’avancement), qui régule l’avancement du tapis, amène un net progrès. « Beaucoup de Cuma s’équipent du DPA, souligne Hervé Masserot. Sans cette option, quand on vide la caisse, la bonne dose est épandue sur seulement 50 à 80 % de sa longueur selon le type de fumier. Au début, il n’y en a pas assez et, à la fin, quand le front du fumier s’effondre, il en vient trop. Avec le DPA, on atteint 90 % de régularité. C’est particulièrement intéressant pour faire de faibles dosages, de 5 à 10 tonnes par hectare ou quand on doit épandre des fumiers très différents au sein d’une Cuma. Le coût du DPA se situe entre 5 000 et 10 000 euros mais les Cuma qui en sont équipées disent que le fumier est plus facile à épandre, surtout s’il est un peu mou. » « Tous les outils et systèmes qui permettent de connaître les quantités de fumier amenées à la parcelle et de maîtriser la dose (DPA, pesée embarquée…) sont des éléments d’avenir pour la valorisation des fumiers », insiste Stéphane Violleau de la chambre d’agriculture du Puy-de-Dôme. Un deuxième type d’équipement se développe aussi : la table d’épandage. Mais, elle convient peu au fumier de bovins, trop lourd trop pailleux ou trop mou. Elle est plus adaptée aux fumiers de volailles et au compost, des produits qui s’effritent plus facilement et généralement épandus à faible dose. Ce que sait bien faire la table d’épandage.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires