Le commerce équitable en version française

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Après une phase pilote, la labellisation Bio Solidaire va pouvoir se développer avec les producteurs français.

Après avoir développé des filières de commerce équitable avec les paysans du Sud, l’association Bio équitable a mis sur pied un référentiel permettant de mettre en place une labellisation du même type avec les producteurs français sous la dénomination Bio Solidaire. « Avec les producteurs du Sud ou du Nord, nous essayons de promouvoir la complémentarité qui existe entre la production selon les canons de l’agriculture biologique et le commerce équitable, qui sont deux axes majeurs pour assurer un développement durable des zones rurales, où qu’elles soient situées » précise Pierre Gaubert, chargé de mission de l’association installée à Valence, dans la Drôme. Avec deux points forts : la nécessité de développer l’appui technique dans les filières et la mise en place d’un prix concerté qui autorise une juste rémunération et la contractualisation.

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« En plus des filières opérationnelles avec les producteurs du Sud, nous avons aujourd’hui trois filières qui fonctionnent en France, la phase pilote entamée depuis deux ans nous a permis de faire vivre le référentiel, de le faire évoluer selon les spécificités des productions. » Une boulangerie (le Pain de Belledonne), une huilerie (Émile Noël) et des récoltants de tilleuls (L’herbier du Diois) ont été les premiers à se lancer dans l’aventure du commerce Bio Solidaire. « Ces deux premières années nous ont permis de vérifier la pertinence de la démarche, de corriger les écarts qui pouvaient apparaître lors des contrôles qui sont réalisés par Ecocert », précise l’animateur. « Pour l’avenir, nous avons identifié plusieurs types de productions qui pourraient rejoindre la démarche, les plantes aromatiques et/ou médicinales, les céréales, le lait et la viande. La demande est relativement forte de la part d’opérateurs, de producteurs ou de groupements de producteurs. Nous ne sommes pas encore capables d’engager les distributeurs spécialisés ou les GMS, mais c’est un chantier à poursuivre. Néanmoins, nous contrôlons dans les filières engagées les relations commerciales et partenariales des producteurs ou apporteurs ou organisations de producteurs avec les opérateurs de mise en marché. » Des pourparlers sont engagés aujourd’hui avec plusieurs filières, des plantes aromatiques dans le massif central, le petit épeautre, des fruits et légumes…

En savoir plus : www.bioequitable.com

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