Nicolas Hulot quitte le Gouvernement. Une lourde décision qui a créé ce matin un électrochoc dans les médias. Le chemin de la transition écologique est pavé d’embûches… mais praticable. A Saint-Honorat, les moines de l’abbaye de Lérins ont réussi leur « conversion écologique ». De quoi redonner la foi à un ex-ministre.
Le ministère de la Transition écologique et solidaire a perdu son capitaine. Ce matin, sur France Inter, Nicolas Hulot a annoncé qu’il quittait le navire. « Je n’y crois plus, pas en l’état, pas dans ce mode de fonctionnement ». Eh oui, notre ministre a perdu la foi. « Pour avoir la foi, ce n’est pas l’énergie qui me manque » a-t-il pourtant assuré. Mais il ne veut plus se battre seul et n’avancer qu’à petits pas. « Nous avons basculé dans la tragédie climatique », alerte-t-il et « c’est un travail collégial, c’est un travail collectif » qu’il juge indispensable et qu’il n’est pas parvenu à mettre en place. « Je n’ai pas réussi, par exemple, à créer une complicité de vision avec le ministre de l’agriculture alors que nous avons une opportunité absolument exceptionnelle de transformer le modèle agricole ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Vacance de poste brutale. Besoin de vacances ? Pour un ministre qui a perdu la foi et qui aime le bord de mer, une petite suggestion : une retraite insulaire, au milieu d’une communauté religieuse. A l’abbaye de Lérins, sur l’Ile Saint-Honorat dans la baie de Cannes, les moines partagent leur temps entre prière et travail. Dans un pur esprit du respect de l’environnement, ils cultivent légumes, oliviers et vigne. Une « véritable conversion écologique » comme l’explique Frère Matteo dans un reportage de Ouest France. Un petit havre de paix où tout tourne rond, sans « lobbies dans les cercles du pouvoir ». Un coin de paradis idéal pour changer de tropisme.