Entretien avec Boris Calmette " La viticulture doit s’engager de façon volontariste dans les changements agro-écologiques "

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Boris Calmette, président de la CCVF. “ Réintégrer l’agronomie au centre de nos pratiques ”. Crédits : © M. Ivaldi

Que vous inspire ce rapport ?


L’idée générale est qu’il y a la possibilité d’être plus performant à la fois sur le planéconomique
(le rapport indique qu’il est possible de produire davantage) et sur le plan du respect de l’environnement. Le rapport souligne également qu’il faudra accompagner les exploitations dans leurs investissements pour produire de façon rentable et plus écologique. La viticulture doit s’engager de façon volontariste dans ces changements. Et c’est avec enthousiasme qu’elle
s’empare du projet. La mise en pratique du rapport pourrait se faire au travers des groupements d’intérêt économique et écologique (GIEE), prévus par la loi d’avenir agricole.


Comment la coopération peut-elle participer à ce mouvement ?


Le rapport indique que les marges de progrès seront possibles, notamment en réintégrant l’agronomie au centre des pratiques.
La coopération doit tisser des partenariats avec les coopératives d’approvisionnement et de conseil pour améliorer nos pratiques et réaliser des économies.

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Comment mieux sensibiliser les viticulteurs à ces évolutions ?


Les changements ne se feront pas du jour au lendemain. On parle de changements de pratiques sur une culture pérenne, avec des modifications de pratiques qui peuvent prendre un certain temps. Je pense notamment à l’implantation des variétés tolérantes. Pour accompagner les évolutions, il faut faire un effort sur la diffusion des résultats de recherche. En la matière, rien ne vaut le contact humain sur le terrain.

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