La production européenne de viande bovine devrait reculer de 0,5 % en 2022 comparé à 2021, estime la Commission européenne dans ses dernières prévisions. Il n’est pas exclu que le nombre d’animaux abattus augmente, du fait de la hausse des coûts de production, mais les poids carcasse devraient diminuer car les trésoreries de certaines exploitations ne permettront pas de mener à bien l’engraissement dans un contexte de flambée de l’aliment.
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Nos exportations de viande bovine devraient progresser de 4 % par rapport à une année 2021 plutôt faible. La viande bovine européenne est surtout destinée à des marchés à forte valeur ajoutée comme le Canada (+36 % au premier trimestre), le Japon (+61 %) et le Royaume-Uni (+32 %). Les exportations de bovins vifs continueraient à reculer (-8 %), la baisse vers le Royaume-Uni et la Russie n’étant pas compensée par le dynamisme des envois vers Israël, le Liban et l’Egypte. Nos importations devraient quant à elle progresser de 15 % en 2022 après une année 2021 marquée par la faible demande de la restauration hors foyer. C’est le Brésil qui devrait profiter de ce regain ainsi que, dans une moindre mesure, l’Argentine.