La moisson joue au grand écart

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L’hétérogénéité des rendements apparaît comme le principal marqueur de la récolte 2020. Tous les regards se portent maintenant vers les cultures d’été. Crédits : © Gabriel Omnès/illustration

En blé tendre, comme pour le reste, « le meilleur côtoie le pire », résume Jean-Olivier Lhuissier, directeur des activités agricoles de Vivescia, à propos de la moisson 2020. Une grande diversité des rendements est observée chez le leader de la collecte dans le Grand Est, toutes espèces confondues, parfois sur un même territoire. En cause, une quarantaine de jours sans pluie entre fin février et mars, selon lui. Puis un mois de juin clément, propice au remplissage des grains. Le rendement du blé tendre est au final supérieur de quelques pourcents à la moyenne quinquennale : 85 q/ha en Champagne crayeuse, entre 70 et 75 q/ha vers la périphérie. Si la productivité fait parfois défaut, la qualité est au rendez-vous. Le PS (poids spécifique) dépasse 80 kg/hl. Le taux de protéines ressort à 11 %, pouvant descendre à des valeurs faibles autour de 10,5 % en Champagne – où les rendements sont meilleurs – contre 12,5 % au mieux. Le tableau apparaît plus sombre dans d’autres régions. Exemple en Lot-et-Garonne avec Terres du Sud, qui s’étend aussi en Dordogne, Gironde, où apparaît une chute des rendements du blé tendre à des niveaux « jamais vus » : 45 q/ha contre habituellement 60 q/ha, même si des pointes existent à 70 q/ha.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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