Réservé aux abonnés

La laine sort enfin de nos fermes !

- - 3 min
La collecte de laine reprend en Haute-Loire Crédits : © HLP

C'est un vif succès pour la collecte de laine organisée par la section ovine de la FDSEA 43 avec déjà 50 tonnes de laine collectées le 4 juin dernier. Et la collecte se poursuit...

Collecte des stocks de laine ovine 

Les éleveurs ovins de notre département peuvent enfin se débarrasser de leur stock de laine grâce à une collecte organisée ce printemps par la section ovine de la FDSEA. Le 4 juin, les éleveurs se sont retrouvés à la cuma des Rinardous, sur la commune de Landos, avec leurs véhicules chargés de ballots. Une opération qui leur permet de libérer de l’espace dans leurs bâtiments, où la laine s’accumule depuis plusieurs années.

Objectif : 80 tonnes

En incluant la collecte du 4 juin, ce sont déjà 50 tonnes qui ont été ramassées, dont 21 mai à Yssingeaux et 28 mai à Saint-Paulien. D’autres points de collecte sont prévus à Brioude, ce qui devrait permettre d’atteindre l’objectif de 80 tonnes.

Une première depuis 2019


« La dernière collecte organisée par la section ovine remonte à 2019. Ces dernières années, nous avons tenté d’en organiser, mais la laine n’était pas rémunérée, malgré la demande de quelques acheteurs. Cette année, après nos recherches, l’entreprise Henri Arnaud à Mazamet (Tarn) a accepté de collecter et de rémunérer notre laine », explique Véronique Roux, présidente de la section ovine de la FDSEA.

Une rémunération


Bonne nouvelle pour les éleveurs : la laine est désormais payée 0,30 €/kg pour les BMC et 0,15 €/kg pour les Noires du Velay. Une somme modeste, mais qui pourrait augmenter dans les années à venir. « Tondre une brebis coûte environ 1,90 €, alors qu’elle produit entre 600 g et 1,2 kg de laine… On ne couvre pas nos frais, mais c’est un encouragement financier. Et avec plusieurs points de collecte, on limite les frais de déplacement pour les éleveurs », souligne la responsable professionnelle.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Contrôle de la qualité

À l’arrivée, la laine, préalablement pesée, est rapidement inspectée par le transporteur, qui évalue sa qualité. Une laine abîmée par l’humidité ou pourrie n’est pas collectée, car elle n’a aucun débouché. Une laine de qualité dégradée (couleur jaune-orange, signe de vieillesse) est ramassée, mais sans rémunération.

Un éleveur témoigne
Philippe Boudignon, qui élève 250 brebis BMC en GAEC avec son frère à Arlempdes, a apporté son stock de 1,2 tonne de laine, qui encombraient sérieusement son bâtiment. « J’avais stocké la laine dans une grange au-dessus des balles de foin. Elle s’est bien conservée. Avant de savoir qu’une collecte était organisée, début avril, j’ai même essayé de la donner via une petite annonce, mais sans succès. J’ai aussi contacté des entreprises spécialisées, mais elles en avaient trop. Cette collecte est une belle initiative : ça paiera une petite année de tonte », confie-t-il.

Prochaines étapes

Les prochaines collectes auront lieu le 11 juin à Brioude (sur l’ancienne exploitation de M. Borel) et le 16 juin sur le secteur de Brioude (lieu à définir).

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires