Fin juin, le Parlement, la Commission et le Conseil des ministres européens trouvaient un consensus autour du cadre de la future PAC. Depuis la France planche sur différents scenarii d’application sur son territoire. En Limousin, la Draaf a convié la profession agricole le 26 juillet dernier à une réunion d’information sur les schémas soumis à la concertation par le Ministère de l’Agriculture.
Une fois le cadre européen rappelé et avant même la présentation des scenarii envisagés par la France, FRSEA et FDSEA ont demandé à intervenir. « Pour préserver l’agriculture de notre région, nous avons des besoins à satisfaire, a rappelé Bruno Gausson, président de la FRSEA Limousin. Il faut avant tout rappeler ce que l’on veut car rien n’est encore acquis aujourd’hui ». Et les attentes sont claires. La PAC devant favoriser l’équilibre entre les filières, l’élevage doit être davantage soutenu. Ainsi, l’enveloppe maximum qu’il est possible d’affecter aux soutiens couplés (15 % du budget) doit lui être entièrement consacrée. Devra s’ajouter à ce soutien une aide à l’hectare pour soutenir l’élevage dans les zones défavorisées. Là encore, l’enveloppe maximum soit 5 % du budget devra être utilisée. Enfin la FRSEA Limousin est favorable à un transfert de 5 % du budget du premier pilier vers le second afin de renforcer les ICHN. La profession a demandé à la DRAAF de préparer un scénario régional intégrant ces propositions. Celui-ci devrait être présenté et discuté lors d’une nouvelle rencontre d’ici la fin de l’été. Si elles s’appliquaient, de telles mesures permettraient peut être au Limousin de quitter sa place de lanterne rouge des revenus agricoles français.

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