Un point sur la nouvelle version de la charte a été fait aux 8e rencontres nationales annuelles à Toulouse.
Cent trente responsables professionnels et techniciens étaient réunis à Toulouse, les 6 et 7 novembre, pour travailler sur la charte des bonnes pratiques d’élevage (CBPE), mise en place en 1999, suite à la crise de la « vache folle ». 122 200 éleveurs y adhèrent aujourd’hui, soit 86 % des éleveurs laitiers et mixtes ayant plus de 20 vaches laitières et 60 % des éleveurs de bovins viande ayant plus de 20 vaches allaitantes.
« Nous nous réunissons chaque année, depuis 2001, afin d’animer et de consolider notre réseau de 3 500 techniciens, de faire en sorte qu’ils se rencontrent et qu’ils puissent, le cas échéant, évoquer les problèmes qu’ils ont sur le terrain, explique Bernard Malabirade, président du Comité de pilotage national de la CBPE.
Cette année, nous avons fait un point sur la nouvelle version de la charte, revue en 2007 pour prendre en compte la réglementation du Paquet hygiène et les exigences liées à la conditionnalité des aides PAC. Nous avons également débuté un travail prospectif pour la prochaine version, qui devrait sortir en 2010 et intégrera la certification des valeurs environnementales, les indicateurs énergétiques, etc. »
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Les ajouts de la CBPE, datant de 2007, portent sur le suivi des produits livrés par l’éleveur et la conservation des informations, afin de pouvoir, si nécessaire, engager des procédures de rappel. Concernant la santé du troupeau, l’éleveur doit pouvoir isoler un animal malade, tenir propres ses installations, éliminer les cadavres d’animaux et déchets vétérinaires dans les filières organisées et doit appeler le vétérinaire, en cas d’avortement. En filière laitière, la propreté et la santé des trayons de chaque vache doivent être assurées avant la traite et les analyses réalisées sur le lait, conservées afin d’adapter les pratiques d’hygiène. Quatre paragraphes ont aussi été ajoutés sur l’environnement, pour la préservation de la ressource en eau, l’enregistrement des traitements sanitaires, le stockage des produits phyto et l’utilisation des filières adaptées au traitement des déchets. Enfin, un nouveau chapitre concerne l’hygiène et le confort des veaux.
« Nous avons formé nos techniciens pour cette version 2007, poursuit Bernard Malabirade.
Ils sont chargés de faire des audits des exploitations, sans complaisance mais sans jugement, qui doivent servir aux éleveurs à progresser. Depuis cette année, nous avons également demandé à l’organisme de certification Certis d’effectuer des contrôles, dans le cadre de notre système de crédibilisation. Un premier bilan sera rendu fin 2008-début 2009. »A noter, enfin, que toutes les informations recueillies par les techniciens sont conservées dans une base de données accessible via Internet.