« Les prix des denrées alimentaires sont très élevés pour les consommateurs comme les prix des produits de base le sont pour les agriculteurs » a déclaré Qu Dongyu, directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) devant les ministres de l’agriculture du G20 le 28 septembre. Il a cependant noté des améliorations pour les marchés du blé et du soja, mais a jugé que les perspectives pour le maïs, le riz et les engrais restaient limitées et volatiles.

Il a par ailleurs salué l'Initiative céréalière de la mer Noire, qui facilite les exportations de l'Ukraine et de la Russie malgré la guerre, comme « un pas en avant important », ajoutant qu'elle « doit être renforcée pour améliorer l'accès à la nourriture des pays les plus vulnérables ».

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Mécanisme de financement

La FAO a proposé un mécanisme de financement des importations alimentaires pour permettre à 62 pays importateurs nets de produits alimentaires à faible revenu, représentant une population de 1,8 milliard de personnes, de financer leurs besoins urgents et d’ investir davantage dans des systèmes agroalimentaires durables.

Selon le directeur de la FAO, l’adoption de la proposition - désormais reprise par le Fonds monétaire international - offrirait un moyen de renforcer rapidement la résilience des systèmes agroalimentaires. Concernant les engrais, il a affirmé qu’il fallait faciliter « leur offre en rendant plus claire leur exemption des sanctions liées à la guerre et améliorer leur efficacité et répondre par des solutions innovantes aux contraintes d'approvisionnement en engrais inorganiques ».

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Miser sur le numérique

Il a par ailleurs souligné le rôle de l'agriculture numérique dans un « agro-entrepreneuriat » innovant permettant d’ améliorer les moyens de subsistance des agriculteurs et de tous les habitants des zones rurales. A ses yeux, les technologies numériques peuvent accroître l'efficacité des cultures, stimuler l'innovation et rendre les marchés alimentaires et agricoles plus inclusifs.

Il a souligné l'atout que représente la plateforme géospatiale « Main dans la Main » de la FAO lancée en mars dernier au Niger pour améliorer le ciblage des investissements et diriger les ressources là où elles sont le plus nécessaires et les plus efficaces : 27 pays africains ont rejoint ce projet.

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Il a également mentionné une autre action de la FAO : «1 000 villages numériques », comme une illustration des effets positifs du commerce électronique et des nouvelles technologies numériques en milieu rural, une initiative datant de 2021 et qui a permis à 1 000 villages des quatre coins du monde d’avoir accès au numérique.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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