Les industriels français de la fertilisation ont enregistré une baisse de 3 % de leur chiffre d'affaires sur 2014/2015. En cause, la diminution de 5 % de l'utilisation des amendements minéraux. Destinés principale-ment aux éleveurs, ils ont donc subi de plein fouet la crise économique du secteur. Ce recul n'a pas été compensé par les livraisons d'engrais (9,2 Mt), stable d'une campagne sur l'autre (cf. tableau). L'azote reste l'élément privilégié de la fertilisation, avec 2.219 Mt vendues sur 2014/2015, soit une hausse de 1 %. Les augmentations de surface en blé et le plan Pro-téines en sont en partie responsa-bles. En moyenne, la France utilise 78 kg d'azote/ha. Hormis le souffre (+2 %), le phosphore (-9 %), magnésium (-4 %) et le potassium (-1 %) présentent une diminution de leur utilisation.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
« Depuis 1990, la production a augmenté de 32 % en utilisant 18 % d'azote en moins. Soit une efficacité améliorée de 50 % », explique illes Poidevin, DG de 'Unifa (Union nationale es industries françaises e la fertilisation). Bien ntendu, ces résultats ont à associer au déve-oppement des bonnes ratiques des agricul-eurs. Quant aux cam-agnes à venir, « au vu des nombreux investissements que lancent les producteurs adhérents, les ventes sont attendues au même niveau voire en hausse. Cependant, les importations font toujours pression », estime le DG. En effet, la majorité de l'azote utilisée est importée, à part égale de l'UE (36 %) et des pays tiers (37 %). Les Français sont donc amenés à se diversifier en créant des produits élaborés à forte valeur ajoutée.