La Chaiseronne doit repenser son usine

- - 3 min

L'idée de plats cuisinés est venue un peu tard. Cette activité est en plein développement.

On peut disposer d'un outil neuf et s'y sentir mal à l'aise. La Chaiseronne, transformateur de viande bovine, porcine, ovine, est confronté au problème. Son site de Brécey (Manche), reconstruit en 2004 après un incendie, n'a pas été conçu pour le lancement d'une nouvelle activité. L'idée de produire des plats cuisinés appertisés est venue un peu tard. « Aujourd'hui, l'entreprise a besoin de réorganiser sa logique de travail », reconnaît le directeur général Jean-Luc Blandin. Un gros développement est attendu sur Les Marmites d'Augustine, dont la production atteint 80 000 unités de vente consommateurs. L'objectif est fixé à 120 000 UVC l'an prochain. Cette croissance justifie un investissement de 1 million d'euros pour agrandir l'usine. Les travaux sont programmés au second semestre 2008. Ils visent à gagner 400 m 2 de surface, tout en organisant mieux la production.

« Gourmandie », le sésame

« La marque collective « Bienvenue en Gourmandie » nous a permis de rentrer rapidement en grande distribution », souligne-t-il. Pour l'apposer sur sa gamme de plats cuisinés en bocaux, l'entreprise doit notamment utiliser des produits du terroir. La viande des Marmites d'Augustine provient d'un rayon de 30 kilomètres autour du site, les légumes sont majoritairement normands. Seuls de petits écarts sont tolérés. En période de soudure, les carottes viennent par exemple du pays nantais. Cette démarche intéresse aussi la restauration, principal client de La Chaiseronne. « Les mairies ont besoin de certifier que les produits au menu des collectivités sont d'origine normande », signale Jean-Luc Blandin. Pour les satisfaire, l'entreprise vient de faire agréer sa viande brute par Gourmandie.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

grande distribution
Suivi
Suivre

L'usine de Brécey s'étale sur une superficie de 1 100 m 2. Son atelier viande produit 600 tonnes par an de porc, bœuf, veau, agneau de pré-salé. Y sont effectués les travaux de découpe primaire, désossage, ficelage, conditionnement sous vide ou sous atmosphère, étiquetage, expédition. Un deuxième atelier comprend une zone de charcuterie crue, une autre de cuisson, une chambre de refroidissement rapide, une salle de reconditionnement, une zone de stérilisation. L'organisation de l'ensemble doit être repensé.

Dans sa volonté de développement, la société vise la grande région Ouest. Sa clientèle est constituée par la restauration (30 % commerciale, 25 % collective), les particuliers (18 %), via le magasin d'entreprise, les GMS (22 %), l'export (5 %). Au total, La Chaiseronne dégage un chiffre d'affaires de 3,2 millions d'euros.

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires