Un travail de fond mené par l’ABEA place la Bratagne en 2002 au second rang des signes de qualité.
L’industrie agroalimentaire bretonne serait-elle à la croisée des chemins ? Alors que le discours dominant a toujours consacré une Bretagne certes performante dans ses volumes, mais en retard au regard de ses signes de qualité, voilà que l’Association bretonne des entreprises agroalimentaires (ABEA), affirme dans un document : « produits de qualité : la Bretagne fait la course en tête ».
C’est un travail de fond que les opérateurs ont engagé « depuis plusieurs années », clame haut et fort l’association dans un document diffusé à la mi-janvier vers la presse mais établi au début de l’année pour le comité de pilotage du plan d’action de la charte pour le développement pérenne de l’agriculture et des industries agroalimentaires bretonnes.
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Selon elle, la Bretagne s’est placée en 2002 au second rang des régions françaises pour les labels rouges (46), et au quatrième pour l’ensemble des signes officiels de qualité (label rouge, AOC, IGP et CQC). Mais il ne s’agit là que du nombre de labels, et non de la proportion de chiffre d’affaires réalisé sous signe de qualité.
La Bretagne parvient, en outre, au premier rang pour les exploitations certifiées : 3 496 exploitations sous référentiel Agri Confiance ou norme Afnor. «
La concentration industrielle nous force désormais à l’excellence, et c’est par les signes de qualité qu’on peut se distinguer », commente le président de l’ABEA, l’industriel morbihannais Michel Houdebine.