Témoignage Hors-cadre, ils ont monté leur propre troupe ovine

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Stéphane Marret et Noélie Fafournoux ont monté ensemble leur propre troupe ovine après avoir repris une exploitation bovine à Vollore-Ville. Crédits : © M. Comte

À Vollore-Ville dans le Puy-de-Dôme, Stéphane Marret et Noélie Fafournoux élèvent des brebis Rava dont une partie des agneaux est commercialisée en vente directe. Partis de rien, ces deux hors-cadres reconvertis s'apprêtent, en décembre prochain, à investir une toute nouvelle bergerie.

La vente directe, le bon complément

Stéphane Marret s'est installé en 2014 après avoir repris une exploitation agricole à Vollore-Ville. "J'ai repris les terrains et les bâtiments mais pas le troupeau de vaches allaitantes" explique-t-il. Le jeune éleveur acquiert une troupe ovine pour atteindre les 300 têtes. Dès lors, il s'oriente vers la vente directe. Dans un premier temps, il vend les agneaux découpés en caissettes aux particuliers puis via une association de producteurs. Avec ces derniers, ils montent un magasin de producteurs "Aux Champs", à Thiers en 2017. " Dans ce magasin, mon agneau est proposé au détail." La vente directe représente alors entre 10 et 15% de sa production. Le reste est commercialisé auprès de la coopérative Sicarev.
L'exploitation connaît un second essor en décembre 2020 avec l'installation de Noélie Fafournoux, conjointe de Stéphane. A 35 ans, elle décide de se reconvertir professionnellement ne supportant plus le travail dans un bureau : "j'avais besoin de mouvement". Elle intègre le CFPPA de Marmilhat en 2018 où elle suit un BPREA. Stéphane et Noélie augmentent encore la troupe ovine avec l'achat en 2019 de 180 brebis supplémentaires. "Nous n'avions pas le choix d'accroître notre production pour tirer deux revenus. Il ne faut pas se le cacher, la vente directe permet une très bonne valorisation des agneaux." En effet, si leur exploitation s'est développée, il en est de même de la vente directe. "La Covid et les confinements ont eu leur effet, plutôt bénéfique d'ailleurs" témoignent les deux éleveurs. Désormais, se sont 25% de leurs agneaux qui sont abattus à Ambert et vendus sous forme de caissettes aux particuliers. " Par rapport à la demande, nous pourrions faire plus mais cela nous obligerait à réduire nos ventes auprès de la coopérative avec le risque de leur livrer trop peu d'agneaux."

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Petit à petit, l'Agneau du Chignore développe son activité. En décembre prochain, le couple d'éleveurs devrait intégrer leur nouvelle bergerie de 1 100 m2 équipée d'un couloir d'alimentation central, mécanisé, et d'un couloir de service. Dans le même temps, ils souhaitent étoffer leur gamme en vente directe en proposant des produits transformés (merguez...).

 

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