Électricité : toute la lumière sur l’hiver à venir

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Si les températures de ces derniers jours sont quasi estivales, l’arrivée de l’hiver se profile, laissant craindre des tensions sur le système électrique français. En effet, le conflit russo-ukrainien, les difficultés d’approvisionnement en gaz et la situation des pays européens voisins ont engagé la France à prendre des mesures d’économie. Mi-septembre, RTE présentait son analyse des perspectives pour l’hiver 2022-23. Trois scenarii différents étaient alors envisagés, les principales variables influençant ceux-ci étant la disponibilité des réacteurs nucléaires français et les effets du plan de sobriété énergétique mis en place. Ceux-ci seront réévalués chaque mois. Le 27 octobre, RTE a fait le point sur la situation avant de détailler les dispositifs qui pourraient s’activer dans les prochains mois.

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Le scénario médian de RTE semble se confirmer. La hausse du coût de l’énergie contraint les Français à réduire leur consommation d’électricité. Les chiffres du mois de septembre montrent une baisse de 3 à 4% de la consommation (par rapport à 2021 et hors aléas météorologiques). Du côté du parc nucléaire, la disponibilité attendue est conforme aux prévisions. On attend toutefois des écarts à venir, des mouvements sociaux freinant la remise en services de certains réacteurs. Les stocks hydrauliques sont corrects, ceux de gaz très élevés. Enfin, l’arrivée de vagues de froid importantes n’est pas prévue. Même si les prévisions sont rassurantes, des dispositifs seront activés en cas de tension sur le système et en premier lieu le dispositif Ecowatt. Disponible sur internet* et via une application dédiée, Ecowatt donne, avec trois jours d’avance, une prévision sur la consommation d’électricité en France. Avec trois signaux, vert : la consommation est normale, orange : le système électrique est tendu (appel aux écogestes) et rouge : le système électrique est très tendu ; les coupures sont inévitables si nous ne baissons pas notre consommation. Dans ce cas de figure, la veille du jour de délestage, une annonce des coupures probables serait faite, suivie de la diffusion d’une carte des départements concernés. Aucun plan préétabli pour les coupures, celles-ci varieraient selon la situation météo notamment. Elles consisteraient en la coupure pendant 2h, de blocs de 100MW répartis sur le territoire. Si besoin, elles pourraient durer plus longtemps ; il y aurait alors changement des zones touchées. Dans tous les cas, les sites prioritaires (santé, défense, installations produisant de l’électricité …) ne seraient pas affectés et les personnes à haut risque vital prévenues. A ce jour, RTE n’envisage que quelques signaux rouges sur les six mois d’hiver. En période de tension, les coupures pourraient être évitées par une baisse de 1 à 5% de la consommation (scénario médian). Selon RTE, les situations les plus risquées se situent entre 8h et 13h et le soir entre 18h et 20h mais en aucun cas le week-end. La coupure des ballons d’eau entre 12h et 14h, largement évoquée dans les médias, est en fait un décalage de chauffe. Il s’appliquera aux consommateurs ayant un contrat heures pleines / heures creuses comportant une période creuse en milieu de journée. Le décalage n’affectera que le ballon d’eau chaude dont la recharge sera reportée au soir. Les grandes entreprises seront aussi mises à contribution. Quatorze d’entre elles ont signé un accord avec RTF prévoyant l’interruptabilité industrielle. Celui-ci prévoit que RTE peut demander à une ou plusieurs des entreprises concernées de baisser leur consommation sur une période donnée dans la limite de 10 demandes annuelles. Le recours aux 14 entreprises permettrait une économie de 1200MWh. RTE a également la possibilité de réduire la tension électrique de 5% sur le réseau de distribution, ce qui permettrait une baisse de consommation de 4.5%. Cette réduction de tension serait quasiment imperceptible pour les clients. Seules les entreprises pourraient voir certaines de leurs machines énergivores moins performantes. RTE assure également que le risque de black out est inexistant.

* monecowatt.fr

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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