Egalim2 : Le ministre de l’Agriculture est déterminé « à mettre une très très forte pression dans le tube »

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Un troisième comité des négociations commerciales se tiendra le 20 février. Crédits : © only_kim - stock.adobe.com

A l’occasion du second comité de suivi des relations commerciales, qui a eu lieu le 27 janvier, tous les acteurs de la chaîne alimentaire ont pu faire le point sur ce qui se jouait en coulisses. Et clairement, la situation est extrêmement tendue. Si certains distributeurs comme industriels « montrent clairement leurs intentions de respecter la loi et ont changé de comportements », « certains ne jouent pas le jeu et ne respectent pas les règles mises dans la loi. J’ai tenu des propos très durs. On peut qualifier cette réunion de tendue, mais ma fermeté est totale », a déclaré le ministre Julien Denormandie, lors d’un point presse organisé à l’issue du comité.

Voir notre dossier : Le point sur Egalim2

Des comportements "scandaleux" sur les pénalités logistiques

« La loi Egalim2 a eu l’effet recherché sur la répartition des rapports de force. Sans la loi, la situation serait encore dramatique et encore plus complexe pour le monde agricole. Il y a quand même un engagement clair des industriels et distributeurs de respecter la sanctuarisation de la matière première agricole », a tenu à souligner le ministre.

 

Les points de tension restent donc sur les autres coûts non agricoles et les pénalités logistiques sont notamment au cœur de quelques conflits. « C’est scandaleux que certains cherchent encore à faire des revenus sur les pénalités logistiques, alors que la loi a modifié leurs règles », a-t-il ajouté. Il a qualifié de « musclées », les discussions en cours entre industriels et distributeurs.

250 contrôles depuis le 1er janvier

Il a rappelé que la DGCCRF était mobilisée pour mener à bien les contrôles et les sanctions qui s’en suivent. Depuis le 1er janvier, 250 contrôles ont déjà été menés et le gouvernement vise d’atteindre un millier avant la fin des négociations. « Nous allons mettre une très très très forte pression dans le tube auprès des industriels et des distributeurs pour que la loi soit respectée », a-t-il martelé.

A date, « le nombre de contrats signés est plus faible que d’ordinaire et il y a un écart fort entre les demandes tarifaires des industriels et les propositions des distributeurs parfois en déflation », a souligné Jean-Baptiste Lemoyne, ministre délégué chargé des Petites et Moyennes Entreprises, lors de ce même point presse.  

 

 

 

Pour autant, le gouvernement est déterminé à ne pas modifier la date de clôture des négociations, qui reste donc fixée au 1er mars.

Alors qu’habituellement, ce second comité est le dernier organisé avant la fin des négociations, le gouvernement veut fixer autour du 20 février une nouvelle rencontre « pour maintenir la pression ».

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