A la suite de notre article « Biocarburants : quelles conséquences pour l’élevage », nous avons reçu de l’office national interprofessionnel des grandes cultures (ONIGC) le droit de réponse suivant :

Dans un article publié le 22 avril dans le quotidien Les Marchés, vous citez Monsieur Guesdon, de l’Institut de l’Elevage, à l’occasion des journées AFZ (association française de zootechnie), du 10 avril dernier. Selon les propos rapportés, M. Guesdon aurait rappelé qu’en 2010, les agrocarburants ont besoin de 1,45 million d’hectares de colza pour le biodiesel et de 270 000 ha de blé-maïs-betteraves pour l’éthanol, soit 1,7 million d’hectares, ce qui représente 6,5 % de la SAU et 10 % des terres arables. Ces chiffres sont parfaitement exacts et ressortent effectivement des conclusions d’une étude publiée par l’ONIGC en octobre 2007 sous le titre « Biocarburants 2010 : quelles utilisations des terres en France ? ». Cependant, M. Guesdon en déduit, selon l’article, que « ces 10 % sont bien supérieurs au 1 % trouvé dans l’étude ONIGC », ce qui correspond manifestement à une interprétation erronée des conclusions de notre étude. En effet, cette étude […] conclut en page 4 que « le développement des filières biocarburants à l’horizon 2010 entraînera […] une augmentation des surfaces de l’ordre de 310 000 ha, soit 1 % de la SAU. Autrement dit, l’effort supplémentaire pour atteindre l’objectif 2010 (compte tenu des surfaces actuelles destinées aux biocarburants) représente seulement 1 % de la SAU. »

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La réponse de J.-C. Guesdon

Contacté par nos soins, Jean-Claude Guesdon, directeur du service économie de l’Institut de l’élevage, confirme les propos tenus lors de la réunion de l’Association française de zootechnie, le 10 avril, comme rapportés dans notre édition du 22 avril. « Notre étude n° 373 sur l’impact des agrocarburants sur l’élevage est intégralement disponible sur notre site de l’institut de l’élevage. Les lecteurs pourront voir que l’article du 22 avril ne déforme, ni ce que j’ai pu dire, ni ce que nous avons pu écrire. Je maintiens que les agrocarburants constituent plutôt une menace qu’une opportunité pour l’élevage de ruminants en n’apportant rien de nouveau pour l’alimentation et en se plaçant en concurrence des surfaces en herbe. Alors qu’économiser de l’énergie demande justement d’utiliser l’herbe au mieux. Même si l’ONIGC explique que les surfaces nécessaires en plus entre 2006 et 2010 ne seraient que de 1 %, cela ne semble pas suffire. Nous avons clairement une divergence quant à la mesure de la SAU utilisée et utilisable. Par exemple, l’hypothèse d’exploiter des jachères non utilisées pour l’instant ne semble pas prendre en compte le fait que, pour une grande part, ces jachères soient placées en protection, au bord de cours d’eau, par exemple ».

Renseignements : http://www.inst-elevage.asso.fr/html1/spip.php?page=article_lib & id_article = 14620

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