Les dirigeants du volailler Doux sauront vendredi si le tribunal de commerce de Quimper valide leur plan de continuation, signant du même coup la fin de 18 mois de redressement judiciaire. Arnaud Marion, nommé président du directoire par les trois familles actionnaires (Calmels, Almunajem, Doux) s’est montré confiant à la sortie du tribunal. De 300 M€ en début de procédure, le passif a été réduit à 75 M€ et l’ensemble des créanciers a accepté le plan d’apurement sur dix ans présenté par le groupe. Doux a dû tailler dans le vif, en supprimant l’an passé son pôle frais et en licenciant un peu plus de 1000 personnes. Devant les juges quimpérois, Doux a annoncé un programme d’investissements de 80 M€ d’ici à 2020, essentiellement dans l’automatisation des process de l’activité « grand export ». Ce business (1 million de poulets/jour) est plus que jamais le moteur du groupe, avec 400 des 500 M€ de chiffre d’affaires prévu en 2013 (2 200 salariés), aux côtés de l’élaboré avec la marque Père Dodu. Doux, leader sur le Moyen-Orient (27 % de part de marché) entend se battre pied à pied avec ses challengers brésiliens, malgré la mise à zéro des restitutions. Dans son abattoir amiral, il prévoit d’augmenter sa production « de 480 000 à 600 000 poulets/jour d’ici à 2018 », dit Nadine Hourmant, déléguée syndicale FO chez Doux. Il y a encore une passe à franchir, l’année 2014 considérée comme l’année de tous les dangers. Mais Doux promet un retour à la profitabilité dès l’année prochaine.
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