La société Agdatahub a été conçue pour être l’opérateur français permettant le partage sécurisé et fluide des données agricoles dans le respect de l’autorisation des exploitations agricoles à l’usage de leurs données. Crédits : © JC Gutner

L’infrastructure de partage de données agricoles, Agdatahub, créée en 2016 par l’Acta (instituts techniques) et l’APCA (chambres d’agriculture), a été placée en liquidation judiciaire le 3 décembre dernier avec un passif de plus d’un million d’euros.

« Clap de fin ! 12 M€ investis en 5 ans, 1,1 M€ de passif au 3 décembre 2024 date du jugement de la liquidation judiciaire. Agdatahub n'est plus », écrit Gaëlle Cheruy Pottiau, directrice conseil de la start-up le 6 janvier sur Linkedin.

Pour rappel l’infrastructure de partage de données agricoles s’est déclarée en cessation de paiement le 14 novembre dernier au tribunal de commerce de Paris.

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L’Etat sollicité début 2024 en raison de difficultés économiques

Après quatre ans de déploiement, Agdatahub avait sollicité l'État début 2024, en raison de difficultés économiques. Au terme de négociations, le ministère de l’Agriculture s’était engagé à apporter un soutien financier, via France 2030 ; l'État aurait ainsi dû devenir actionnaire majoritaire de l’entreprise, selon nos confrères d’Agra Fil.

 

Un financement qui a tardé à arriver à cause de la dissolution

Mais le financement n’a jamais été perçu, selon l'entreprise et le 9 octobre, le syndicalisme majoritaire (FNSEA, JA, Chambres d'agriculture France) avait pressé publiquement l’État d'accélérer son engagement, en vain. « La phase de dissolution nous a été fatale, a confié à Agra Fil Sébastien Windsor, président des Chambres d’agriculture et d’AgDataHub. Le nouveau gouvernement nous soutenait, mais la mise en œuvre des solutions de financement était trop tardive. » 

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Agdatahub avait été créé en 2016 par l’Acta (instituts techniques) et l’APCA (chambres d’agriculture) sous le nom d’ApiAgro. La solution d’Agdatahub avait déjà été adoptée par les chambres d’agriculture ainsi que par certaines filières. La société employait huit salariés. Son objectif : permettre aux acteurs agricoles d’échanger et de valoriser leurs données en toute sécurité. 
 

9 cas d’usages pour la France devaient être portés au niveau européen

« Il nous manquait à peine quelques mois pour avoir des retours significatifs sur les projets en cours en France. Pour montrer qu’il était possible de massifier la collecte des données de production depuis un logiciel de gestion agricole via un intermédiaire de données, en respectant le consentement de l’agriculteur à chaque usage de sa donnée » regrette Gaëlle Cheruy Pottiau, directrice conseil de la start-up, sur linkedin, qui informe que Agdatahub allait porter au niveau européen les 9 cas d’usages prioritaires définis en France.

Dans le cadre de la liquidation judiciaire, le fonds de commerce de conception, gestion, commercialisation et développement des plateformes numériques d’échange de données est mis en vente, avec dépôts des offres jusqu’au 3 février 2025 auprès du commissaire de justice Maître Stéphane Van Kemmel, près le tribunal de commerce de Paris.

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