L’histoire est rapportée par l’Est républicain. Jean-Charles Regnard est éleveur en Meurthe-et-Moselle et parent qui se préoccupe de ce que mangent ses enfants. Alors, quand il a appris que la cantine du collège de son fils se proposait de mettre au menu d’un repas végétarien une escalope à base de soja, il a décidé de réagir. Le père de famille a décidé d’adresser un courrier à la principale de l’établissement scolaire situé sur la commune de Vézelise. Son fils, lui, a décidé de boycotter ce que son père qualifie d’« ersatz de viande d’origine inconnue » et d’amener son panier repas. « Nous ne savons rien de cette escalope de soja », fait-il remarquer dans le journal. Et de déplorer : « La mise en place de ce repas végétarien s’est faite sans concertation avec les parents. »
Le mouvement de protestation a désormais passé les portes du collège Robert-Géant. Une pétition circule sur Internet pour dire « Non aux repas végétariens obligatoires » dans les cantines scolaires, une fois par semaine, depuis le 1er novembre.
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« Sous couvert d'une mode engendrée par des radicaux voir extrémistes, l'on tente d'imposer à nos chers bambins une façon de se nourrir qui n'est pas forcement la leur ni la nôtre, leur famille », écrivent les signataires de la pétition adressée aux sénateurs. « Abolissez cette loi stupide, ou alors autorisez, comme aux Etats-Unis et certains pays Européens, à laisser nos enfants apporter leur propre repas à l'école », poursuivent-ils. Et d’inviter à se rendre sur la carte des menus proposés par le restaurant du Sénat. « Le plat végétarien n'est qu'une infime option », constatent les parents protestataires qui, en matière d’écologie, suggèrent à ceux qui élaborent les textes de « montrer l'exemple en allant travailler sans véhicule polluant, sans chauffeur, et surtout sans projet de loi inutile. ».
« Le débat public est extrêmement partial »
Dans un article du Point, un article du physicien Keir Watson*, ancien végétarien « repenti », revient aussi sur ce « consensus universersel sur le péché de chair animale ». Pour lui, « le débat public est extrêmement partial » et il existe au contraire « un argument écologique en faveur de la viande ». D’où le titre un rien provocateur de la revue : « soyez écolo, mangez de la viande ! ».
Un à un, il réfute les arguments anti-viande et apporte son éclairage aux chiffres avancés pour soutenir cette cause. « Le risque du message anti-viande est de détruire ce même environnement qu'il prétend protéger », affirme-t-il.
* Keir Watson est directeur du département de physique à St Philip Howard Catholic High School.